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Actualités

Quelques nouvelles avril 2017

La foi en soi et la fidélité à soi sont à la base de la religion « en esprit et vérité » de Jésus.

Cette fidélité à soi, liée par nature à la foi en soi, avec les exigences intransigeantes qu’elle impose en particulier à chacun par l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi, semble être l’ « accomplissement » dont Jésus a parlé au sujet de la Loi quand il annonçait l’adoration en esprit et vérité, la bonne nouvelle par excellence.

                Ainsi Jésus critique-t-il toutes les religions d’origine extrinsèque qui considèrent l’obédience absolue qu’elles requièrent comme le but en soi. Ces religions voient dans l’obéissance aux lois qu’elles imposent et dans l’adhésion aux croyances qu’elles enseignent l’objectif à faire atteindre, et non pas le point de départ nécessaire pour appeler à aller au-delà. Aussi sont-elles insuffisantes pour appeler l’homme à correspondre à tout ce qu’il est en puissance de devenir.

                Sans nul doute, de telles religions ont à quelque titre le droit de se réclamer de la justesse de l’esprit qui les inspire et de la vérité qu’elles servent. Cependant, à partir d’un certain niveau d’humanité - auquel d’ailleurs elles aident indirectement à accéder-, moins exigeantes que la « religion en esprit et vérité », elles ne portent pas ultérieurement à dénouer les liens qui enchaînent encore les potentialités spirituelles de chacun. Souvent au contraire, à cause de leur conservatisme foncier, de tendance matérialiste et d’origine politique, par leur façon de se comporter vis-à vis de leurs membres, ces religions s’opposent à la mise en oeuvre des possibilités de ceux-ci et les stérilisent lorsque les lois et doctrines ne sont plus adaptées aux besoins et aux moyens humains comme elles l’étaient aux temps où elles furent édictées, appliquées et enseignées.

                La fidélité à soi, l’alpha de la religion en esprit et vérité, est pour tous le chemin possible qui fait rapprocher de la foi en Dieu, l’oméga de cette religion. Cette foi en Dieu, tout autre que la croyance atavique, viscérale, qui possède spontanément l’homme, est presque invinciblement à certaines heures dramatiques, est la seule capable de l’engendrer à son humanité. Comme j’essaierai de le montrer dans ces pages, cette foi en Dieu, fruit et nourriture de la fidélité à soi, n’est pas séparable de la foi en soi qui de son côté est fruit et nourriture de la fidélité à Dieu. Et il est vain d’attribuer une antériorité et une postérité à ce qui n’est pas du temps.

                Mais alors, sans faire nombre avec lui, Dieu ne serait il pas au tréfonds de cet être mystérieux que l’homme est en lui-même, qu’il devient, et qui apparait sans cesse davantage à sa conscience à mesure qu’il grandit dans sa réalité singulière et unique? Ne serait-ce pas que, après avoir ainsi découvert Dieu en lui au coeur de son action la plus originalement personnelle dictée par la fidélité à soi, l’homme saura « voir » l’action de Dieu dans le Monde comme il fait en lui-même, et que de la sorte il saura accueillir du Cosmos, mais d’une tout autre manière que jadis, la révélation de l’existence de Dieu? d’une existence qui débordera de toute part celle qu’il a pu recevoir en lui.