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Actualités

Edito février 2019

           PaysageneigeHerbres Parmi  les étrennes de Noël,  Apôtres, livre aussi volumineux que captivant de Tom Bissell, écrivain américain de 45 ans, dégagé d’une éducation catholique, farouchement athée, m’accompagne...  L’auteur s’est pourtant attelé pendant dix ans à une étude de terrain précise et documentée des représentations traditionnelles des apôtres, à travers le temps et l’espace. Il s’amuse des récits fabuleux,  décrit les multiples interprétations légendaires, discerne les processus d’affabulation sans quitter une recherche sur le mystère de ces textes qui continuent d’inspirer un « style » de vie qui l’interroge. « Apôtres » est un livre décapant, qui ruine bien des représentations mais surligne, en creux, la source inspiratrice. Les origines du Christianisme sont à explorer, à déconstruire, à habiter autrement. Il place d’ailleurs son livre dans la mouvance  du livre Le Royaume d’Emmanuel Carrère qui unit  critique des formes durcies par la théologie et admiration de la source évangélique. Celle qui se vit au quotidien dans les lieux singuliers du respect absolu de l’homme en tout homme. On se rappelle les pages d’Emmanuel Carrère sur un temps de retraite à l’Arche de Jean Vanier.

 

            Ainsi, des contemporains plus jeunes n’ont pas peur de s’emparer librement de la « parole » ancienne pour la relire à l’épreuve de l’existence concrète. Moins comme un système que comme une croissance d’existence. L’un et l’autre ne prétendent pas asséner  une critique définitive mais construire un autre chemin plus respectueux  de l’homme. C’est assez exactement là que Marcel Légaut avait déblayé un parcours -le sien- pour mieux aborder l’homme et Dieu. Il n’est pas d’autre lieu de la foi que ce chemin de l’humain, dans la  patience et le respect des singularités.

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Edito Décembre 2018

 Variations sur « lire, écrire et penser »

 

        Il aura tenu la plume jusqu’à ce qu’elle lui tombe des mains ;  ce qui survint dans la gare des bus, en Avignon, au retour d’ultimes  rencontres en Suisse. Trente ans déjà ! C’était hier. 

 

      La page « Pourquoi écrire ? », annexée à la fin de son dernier ouvrage,  Vie spirituelle et modernité, témoigne de cette détermination, qu’il eût nommée « persévérance ».

 Ce 6 novembre 1990, en effet, il lui fallait encore un an pour parachever l’ensemble. Incertain du lendemain, il m’avait dit en septembre : « Vous le publierez  ». De quoi s’agissait-il dans ce livre ? De rencontrer le « malaise » de  nombre d’adultes chrétiens. 

       Au CotMLTHrseNBMêlée aux liasses du manuscrit  qui me furent remises en ces jours, cette page était-elle un   projet de préface ou bien de postface ?  Avec cette esquisse en forme de  variations et fugue sur  «  lire, dire, écrire et penser » – l’auteur  revenait au thème central de   l’œuvre de sa vie : la foi, « pierre angulaire de notre humanité ». (voir L’homme à la recherche de son humanité,  chap. 1)

       Mystérieux feuillet où l’auteur manifeste comment se négocie l’élan vers le « mieux penser ». Des  jugements stricts, tempérés, délimités en quelques mots tels -  « peu, parfois, beaucoup », « souvent, pas à toute heure », signent un choix fondamental. Comme il  l’écrivait jadis dans une lettre à G. Thibon,  sa pensée n’est pas binaire (0/1 ou bien, vrai/faux), mais soumise à nuances et gradation. Non par virtuosité littéraire – « le pinceau chinois », que croyait pouvoir admirer  le  père F. Varillon,  mais  plutôt par  recherche  d’authenticité. 

 

       Lire peu et vraiment. Ne pas se soustraire à l’appel qui monte de certains  textes. Ecrire, moins pour progresser dans la découverte, que pour ne pas reculer devant le risque des mises en question.  Il y faut une liberté et un courage  qu’il  nomme « l’énergie qui nous fait penser ». La formule est superbe… Car ce qui se donne à penser ici, c’est la foi, au sens où lui l’entend, celle qui prend toute la vie.

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Edito octobre 2018

                                                                                                                    

MEDITATION  D’UN « GÉONAUTE»*

 

 Marcel LEGAUT nous invite à  méditer à l’image de ce que l’on est, pense et dit. Sans atteindre son  niveau d’exigence élevé, j’ose partager avec vous  « Signes de foi ».  

 

            La planète est fragile et il est devenu nécessaire  que nous la « pansions » là où elle « souffre ». Pour s’assurer un avenir, l’humanité demande que nous pensions et expérimentions, là où c’est possible,  ce que pourrait être un nouvel art de vivre. 

 

Plongé dans l’anthropocène (ère géologique actuelle appelée aussi « âge de l’homme ») qu’il a lui-même engendré, l’homme apparait plus fragile que jamais.

 

Désormais des communautés d’intérêt puissantes et planétaires,  des organisations en « plateforme », des machines d’une performance jusqu’ici inégalée, etc…développent des  formes massives d’intelligence orientée. Ces formes actuelles d’exosomatisation** massives produites pour enrichir un nombre restreint de  bénéficiaires du  « capitalisme consumériste  « privent parfois l’homme de l’estime de soi, portent trop souvent atteinte à l’attention  qu’il manifeste  à l’autre et à sa capacité à vivre ensemble - et pour finir - amoindrissent désormais ses  facultés  de raisonnement.

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