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Actualités

Quelques nouvelles Novembre 2017

L’enseignement et la loi ont été codifiés dans un passé et se montrent en porte à faux sur les besoins et les possibilités du présent quand les mouvements de l’histoire s’accélèrent.

               Par ailleurs, lorsque les mouvements de l’histoire s’accélèrent, la loi et la doctrine parce qu’elles ont été conçues dans le passé, se trouvent assez rapidement inadaptées si on ne les refond pas en temps voulu. C’est pourquoi toutes les sociétés où l’autorité s’exerce de façon despotique sont condamnées à disparaitre ou à s’enfermer dans un ghetto qui, s’il est inexpugnable, n’en est pas moins sans avenir : l’humain y végète et à la longue s’y corrompt.

               Dans la mesure où ces sociétés, par leur caractère monolithique, sont incapables de supporter chez leurs membres une obéissance de fidélité et une adhésion de foi dans les libertés que parfois celles-ci les conduisent impérieusement à prendre vis-à-vis de la loi et de la doctrine officielles du moment, elles condamnent et rendent impossibles, quand elles en ont les moyens, cette obéissance qui leur parait licence et cette adhésion qu’elles jugent hétérodoxe ou pour le moins incomplète.

              MLCuzat De la sorte, ces sociétés sont foncièrement anti-humaines, anti-spirituelles même si elles prétendent le contraire et bien que, dans le passé, elles aient pu susciter des manières de se comporter utiles pour un premier approfondissement humain, et même qu’elles aient dû nécessairement mais aussi malheureusement les imposer, dans certaines situations de crise.

 

Nécessité de l’obéissance de fidélité et de l’adhésion de foi pour viser à l’authenticité sans laquelle il n’y a pas de vie spirituelle véritable.

               Ces carences structurelles de la loi et de l’enseignement confirment combien l’obéissance et l’adhésion qui ne sont pas de fidélité restent insuffisantes pour faire entrevoir ce que chacun se doit de faire et de penser.

               L’homme pour grandir dans son humanité ne peut pas se dispenser de s’ouvrir et de correspondre à des exigences intimes qui lui sont propres mais que la loi ne saurait en aucune manière lui préciser, bien qu’elle soit en mesure de le préparer indirectement à les découvrir et à s’y soumettre par l’obéissance qu’elle requiert dans les conditions ordinaires de la vie.

               De même, l’homme ne peut pas non plus se dispenser de s’approprier la doctrine. Autrement, quoiqu’il en pense, il ne fait que s’en vêtir, il ne s’en nourrit pas. Jamais celle-ci, même après qu’il en ait reçu la connaissance, ne saurait être directement un aliment spirituel pour lui sans avoir été auparavant redécouverte par lui d’une manière qui lui soit propre, et ainsi sans avoir été adaptée par lui à ce qu’il est. Ce travail de redécouverte est aussi source d’exigences intimes auxquelles, de façon nécessaire, il se doit personnellement de satisfaire, mais qui, artificiellement imposées à d’autres, pourraient susciter en eux de questions et des doutes capables de les troubler gravement dans leur « foi ».