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Actualités

Quelques nouvelles Décembre 2017

L’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi, par l’activité créatrice qu’elles comportent, permettent, en renouvelant l’enseignement et la loi qui furent utiles dans le passé, de les rendre bienfaisants dans le présent.

               Toutes ces considérations rendent en outre manifeste la nécessité de l’obéissance de  fidélité et de l’adhésion de foi pour que chacun, restant à sa place, aide à la mise à jour aussi rapidement que possible de la loi et de la doctrine, afin que celles-ci jouent exactement leur rôle auprès de l’homme et dans les sociétés dont il fait partie. Sans cette obéissance et cette adhésion de haute qualité, la loi et la doctrine restent dans l’état où elles se trouvaient à leur origine quand, supposons-le, elles étaient adaptées à leur temps, ce qui rendait raisonnables l’observance et l’adhésion qu’alors on leur donnait.

               Conservées seulement, souvent surchargées d’ajouts comme pour compenser ce que le principal n’apporte plus, la loi et la doctrine sont condamnées à se trouver de plus en plus en porte à faux sur les besoins et les possibilités des époques nouvelles, à ne plus être en mesure de s’y accorder utilement. Tout au contraire, elles peuvent en arriver à méconnaitre les aspirations les plus  légitimes et les potentialités humaines les plus nécessaires pour l’avenir, à les nier et à les contrecarrer. Sans aller jusqu’à cette extrémité, elles offrent à beaucoup d’hommes l’occasion et le prétexte de défendre des exigences intimes qui leur demanderaient davantage que ce qu’elles leur imposent. Elles en arrivent ainsi, à les empêcher de grandir dans la vie spirituelle au nom d’une spiritualité réduite à l’exercice de l’obéissance et de l’adhésion de passivité ou de raison.

 

               C’est seulement sous l’action, discrète jusqu’à être invisible et sans aucune importance sociale, des êtres qui ont atteint au niveau de l’obéissance de fidélité et de l’adhésion de foi, que la loi et la doctrine évoluent sans rien perdre de l’essentiel du passé, sans hypothéquer l’avenir. Cette action est presque exclusivement de l’ordre de la présence. Mais peu à peu et sans concertation organisée, elle prépare secrètement, la précédant, l’apparition partout des évidences collectives au niveau du faire et du penser. Cette apparition est nécessaire pour que les autorités, toujours sur la réserve devant ce qui est nouveau, toujours davantage attentives à celles de leurs responsabilités qui leur demande le moins d’initiatives, y prennent garde et y correspondent. Ainsi seulement, lois et doctrines, fidèles à l’essentiel qui les a fait naître et se développer jadis, peuvent continuer à exercer leur service indispensable pour l’éducation des hommes et leur humanité.

               Toutes ces conditions, celles qu’imposent le présent, celles qui concernent l’avenir, ne sont pas sans provoquer de difficiles et douloureux conflits chez celui qui ne restent pas étranger, par infantilisme ou par compromission, à la grande et complexe aventure de l’homme et partant, à celle des sociétés humaines.

               Certes l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi exigent beaucoup plus de qui s’y livre et s’y consacre que les autres manières d’obéir et de croire. Comment, aux heures de fatigue et de dépression, ne naîtrait pas parfois la tentation de s’abriter derrière la loi et la doctrine pour échapper aux difficultés et aux incertitudes que ne peuvent pas ne pas soulever la fidélité et la foi?

               Certes, chaque changement apporté à la loi et à la doctrine dérange. Il rencontre l’opposition, toujours puissamment soutenue par le pouvoir établi, de ceux qui sont à l’aise dans leurs habitudes de faire et de penser, se refuse à toute modification au nom des traditions dont ils ne vivent pas et auxquelles ils ne pensent souvent que pour les défendre et qu’alors il font avec une violence d’autant plus significative… Aussi faut-il la patience et l’endurance, nées de la foi et exigées par la fidélité, pour ne pas « se ranger » mais au contraire pour mener avec ténacité, les luttes nécessaires à la mise à jour de la loi et de la doctrine, nécessaires à la souplesse de leur application dans les situations qui relèvent des frontières de la condition humaine et de la situation où se trouve chacun, souplesse qui n’est nullement laxisme pas plus qu’elle n’est due à l’opportunisme.

               L’histoire est parsemée, à toutes les générations, de ces conflits d’autant plus douloureux qu’ils relèvent de l’essentiel pour l’avenir de chaque homme et pour celui de la société. Seuls les êtres qui ont accédé à l’obéissance de fidélité et à l’adhésion de foi, qui ont fait une approche suffisante du sens de leur vie, peuvent surmonter des tentations sans cesse renaissantes, fardées de sagesse et de vertus vantées par les autorités, et persévérer dans ces combats où souvent on doit passer par la défaite pour préparer l’avenir d’une « vérité » plus vraie.