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Actualités

Quelques nouvelles Janvier 2018

MEDITATION AVEC Marcel Légaut. LA MESSE

« Vous m’avez demandé de faire une petite méditation sur la messe. Je vous avoue que j’aurais eu beaucoup plus de facilité pour vous en parler il y a quelques années que maintenant. Il y a quelques années j’avais encore quelques illusions en pensant que ce qui viendrait demain serait dans une ligne suffisamment proche de ce que nous vivons aujourd’hui et surtout de ce que nous avons vécu hier de sorte que je voyais l’avenir à partir d’une purification et d’une transposition du passé. Alors je vous avoue soit parce que je vieillis, soit parce que les évènements évoluent d’une façon importante, que j’ai l’impression que l’avenir se prépare à travers quasi une sorte de mort par le fait que ce sera pas à proprement parler un prolongement. Enfin ce sera bien, malgré tout, un prolongement, mais il y a une différence de notation entre quelque chose qui va naître à partir de ce qui est déjà et quelque chose qui va renaître au-delà de ce qui, jusqu’à présent, a été vécu. La différence est considérable. J’avoue, pour ma part, que je suis dans une situation où je savais ce que je pouvais espérer jadis et où j’ignore, maintenant, ce que je peux espérer pour l’avenir. Ce qui reste important pour moi c’est que ce que Jésus a vécu ne peut pas disparaître et, très probablement, malgré 20 siècles de christianisme, nous ne l’avons pas encore vraiment compris. Je dirais même, nous l’avons compris d’une telle façon qu’il faut nous déprendre de ce qui a été compris pour approcher le mystère de cet homme. Une chose essentielle, à mon point de vue, de ce que Jésus a vécu: l’essentiel n’est pas dans ce que Jésus a dit, ce qu’il a fait, mais son évolution. Hériter du passé, pour en hériter vraiment, en vivre à notre mesure, s’efforcer en s’y donnant que ce passé vive mais, grâce à ce qu’on reçoit, grâce à ce don qu’on fait, critiquer ce passé et le dépasser. C’est plus un mouvement qu’une religion que Jésus a créé, or nous avons une religion. Cette religion s’est construite sur une base statique proprement en contradiction avec ce mouvement que Jésus a apporté. C’est autour de cela que je puis parler mais sans plus.

L’idée voyez-vous, c’est que contrairement à tout ce que nous avons appris, à toute la formation que j’ai moi-même reçu, il faut relativiser ce qui nous a été présenté, jadis et encore maintenant, comme sacré et inventer, créer un mouvement. Quand on regarde la mentalité de l’Eglise à travers le rapport de Ratzinger où tout est fait, fixé, non seulement pour hier et aujourd’hui mais pour demain, quand on pense aux moyens dont Rome dispose pour choisir et disposer tous les pions qui dirigent l’Eglise, les pions, c’est à dire les évêques sont choisis en fonction de cela, comment va-t-on en sortir? Je pense qu’on en sortira par la foi que ce que Jésus a vécu ne peut pas disparaître, mais incontestablement cette foi n’a pas d’autre source que le fait qu’en dehors de ce que Jésus a vécu, je ne vois pas quel sens je peux donner à ma vie car tout ce qui se présente autour de moi d’une manière ou de l’autre, pose question et ne me semble pas même dans la ligne fondamentale de ce que j’ai moi-même à vivre pour être un vivant …/…