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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

  • ANFlash9

Edito avril 2017

L'exigence de liberté intérieure

Au début du mois de février, Arte a consacré deux émissions sur Hannah Arendt (1906 - 1975). Cette politologue et philosophe  juive  d'origine allemande a pu fuir  en 1942 l'Allemagne nazie pour les Etats-Unis, échappant ainsi aux camps de concentration et à la mort. Sa réflexion  a porté entre autres thèmes sur le totalitarisme. Lors du procès d'Echmann en 1961-1962  à Jérusalem, elle a couvert l'événement pour le journal américain The New-Porker. Par la suite elle a publié ses observations et réflexions dans son célèbre livre Eichmann à Jérusalem[1] qui provoqua  des remous dans le monde juif et même occidental.

Que disait-elle ? Elle affirmait qu'Eichmann qui était chargé d'organiser la solution finale  ne s'y était pas livré par une sorte d'antisémitisme forcené, comme on le lui reprochait,  mais par une obéissance quasi obsessionnelle aux ordres qu'il avait reçus des responsables nazis. En effet, après avoir juré solennellement fidélité au Führer  et  à sa politique, il s'était appliqué avec une conscience aigüe à mettre en oeuvre  la mission qu'on lui avait confiée :  planifier l'envoi de centaines  de milliers de juifs vers  les chambres à gaz.  C'est ce qu'il n'a cessé  d'affirmer au cours de son procès : « Je n'ai fait qu'obéir aux ordres, lié par le serment que j'avais prêté ».  Cette attitude de soumission inconditionnelle,  Hannah Arendt l' appelle La banalité du mal, ici  sous sa forme extrême.  Le mot banalité ne relativise aucunement le mal ni ne dédouane son auteur, mais attire l'attention sur les piètres motifs qui poussent des individus à commettre le mal, à savoir  l'obéissance aveugle à leurs supérieurs à laquelle ils ne se sentent pas le droit de  déroger. "C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal." Nous sommes ici au comble de la déresponsabilisation, découlant de l'adhésion à un ou des chefs  incarnant la Vérité.

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Quelques nouvelles avril 2017

La foi en soi et la fidélité à soi sont à la base de la religion « en esprit et vérité » de Jésus.

Cette fidélité à soi, liée par nature à la foi en soi, avec les exigences intransigeantes qu’elle impose en particulier à chacun par l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi, semble être l’ « accomplissement » dont Jésus a parlé au sujet de la Loi quand il annonçait l’adoration en esprit et vérité, la bonne nouvelle par excellence.

                Ainsi Jésus critique-t-il toutes les religions d’origine extrinsèque qui considèrent l’obédience absolue qu’elles requièrent comme le but en soi. Ces religions voient dans l’obéissance aux lois qu’elles imposent et dans l’adhésion aux croyances qu’elles enseignent l’objectif à faire atteindre, et non pas le point de départ nécessaire pour appeler à aller au-delà. Aussi sont-elles insuffisantes pour appeler l’homme à correspondre à tout ce qu’il est en puissance de devenir.

                Sans nul doute, de telles religions ont à quelque titre le droit de se réclamer de la justesse de l’esprit qui les inspire et de la vérité qu’elles servent. Cependant, à partir d’un certain niveau d’humanité - auquel d’ailleurs elles aident indirectement à accéder-, moins exigeantes que la « religion en esprit et vérité », elles ne portent pas ultérieurement à dénouer les liens qui enchaînent encore les potentialités spirituelles de chacun. Souvent au contraire, à cause de leur conservatisme foncier, de tendance matérialiste et d’origine politique, par leur façon de se comporter vis-à vis de leurs membres, ces religions s’opposent à la mise en oeuvre des possibilités de ceux-ci et les stérilisent lorsque les lois et doctrines ne sont plus adaptées aux besoins et aux moyens humains comme elles l’étaient aux temps où elles furent édictées, appliquées et enseignées.

                La fidélité à soi, l’alpha de la religion en esprit et vérité, est pour tous le chemin possible qui fait rapprocher de la foi en Dieu, l’oméga de cette religion. Cette foi en Dieu, tout autre que la croyance atavique, viscérale, qui possède spontanément l’homme, est presque invinciblement à certaines heures dramatiques, est la seule capable de l’engendrer à son humanité. Comme j’essaierai de le montrer dans ces pages, cette foi en Dieu, fruit et nourriture de la fidélité à soi, n’est pas séparable de la foi en soi qui de son côté est fruit et nourriture de la fidélité à Dieu. Et il est vain d’attribuer une antériorité et une postérité à ce qui n’est pas du temps.

                Mais alors, sans faire nombre avec lui, Dieu ne serait il pas au tréfonds de cet être mystérieux que l’homme est en lui-même, qu’il devient, et qui apparait sans cesse davantage à sa conscience à mesure qu’il grandit dans sa réalité singulière et unique? Ne serait-ce pas que, après avoir ainsi découvert Dieu en lui au coeur de son action la plus originalement personnelle dictée par la fidélité à soi, l’homme saura « voir » l’action de Dieu dans le Monde comme il fait en lui-même, et que de la sorte il saura accueillir du Cosmos, mais d’une tout autre manière que jadis, la révélation de l’existence de Dieu? d’une existence qui débordera de toute part celle qu’il a pu recevoir en lui.

Edito mars 2017

« L’Église ma mère et ma croix » (témoignage personnel)


 Les lecteurs familiers  de Marcel Légaut connaissent bien cette affirmation : « L’Église, ma mère et ma croix », mise en exergue dans son livre « Mutation de l’Église et conversion personnelle » :
cette phrase, je la prends à mon compte aujourd’hui.

Paquerettes« L’Église, ma mère » : Dès mon jeune âge (je suis né en 1943), j’ai baigné dans un  climat religieux  créé par  ma mère (mon père anticlérical en rajoutait à sa façon!). Je suis né dans l’Église, elle m’a nourri, elle m’a formé, (et déformé) : 15 ans d’internat dans les séminaires diocésains et 6 ans de ministère … sur un nuage : l’impression d’exister. La rupture du célibat obligatoire m'a ouvert les yeux, a cassé cette illusion.

« L’Église, ma croix » :  je tairai les années de souffrances, les doutes et les questions ! Mais je dirai que l’Église en me « réduisant  à l’état laïc » m’a rendu un fier service (« On ne le sait qu’après qu’un moment inaugure » (Jean Sulivan)


Oui, l’Eglise  m’a réduit : ce terme, je n’en ai d’abord vu que le négatif ; être réduit n’est pas confortable : perte d’identité, blessure, exclusion.
Mais le Souffle est resté  et lentement la vie spirituelle a pris toute la place.
Il m'a fallu avec de nouveaux frères ouvrir des chemins improbables. Après plus de 40 ans de mon pèlerinage  dans le désert embelli par la vie de  famille (charnelle ou spirituelle),  c’est le côté  positif qui domine : l’Église m’a réduit, m’a ramené à mon juste « je-suis ». à ma vraie nature, à mon être essentiel.
Merci, l’Église, qui me permet de revenir à moi comme on revient à soi après un coma…

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Quelques nouvelles mars 2017

Suite du sous-titre: Les étapes du cheminement vers l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi…

 …/… Toutefois ces intuitions, au départ, sont en général superficiellement faussées par les idées qu’on tend à se faire de son avenir sous l’influence de son milieu ou de certaines ressources marquantes. Ultérieurement exposées aux protestations qui surgissent des pulsions qu’on subit et aux influences étrangères qui pèsent sur soi, d’ordinaire elles se montrent erronées au contact du réel qu’on a à vivre, tout autre que celui qu’on avait imaginé au départ. C’est pourquoi cette sorte de préconscience, bien qu’elle soit précieuse et pour l’essentiel fondamentalement exacte, comme on le comprendra plus tard avec étonnement mais aussi émerveillement , ne doit plus être absolutisée dans son explication, même et si celle-ci au début apparait de façon indiscutable, certaine, nécessaire, impérative. Elle est principalement pour donner naissance à des projets qui, par la suite des diverses étapes de l’évolution de l’homme, ne doivent être poursuivis par lui que pour préparer leur dépassement et ce que ce dépassement permettra. Autrement ces projets deviennent  des obstacles non seulement à la progression spirituelle de l’homme mais aussi à la réalisation de l’oeuvre à laquelle secrètement il est appelé. Ainsi en est il encore quand certaines intuitions sont données au cours de la vie. Elles sont pour les décisions du moment, non pour éclairer à l’avance l’avenir.

                De même, ni l’attente d’une réussite, voire d’une récompense, ni la crainte d’un échec, voire d’une punition, ne suffisent pour qu’on se comporte vraiment en homme de foi et de fidélité. Au contraire, jugées comme une fin en soi, ces perspectives sont des impasses qui détournent du véritable chemin. Il en est ainsi aussi de l’obéIssance scrupuleuse et de l’adhésion sans question; elles ne peuvent pas remplacer la foi et la fidélité, même si elles en ont les apparences et ainsi font illusion.

             ML 06aLivre  L’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi sont l’ « accompagnement » de toute obéissance et de toute adhésion. Par la profondeur de l’enracinement en l’homme qu’elles atteignent progressivement, elles sont pour lui l’actualisation de la foi en soi et de la fidélité à soi. Par les voies qu’elles prennent pour naître, s’exercer et se développer en lui - manières dont l’homme n’a pas l’entière disposition - elles sont, pour celui qui croit de façon encore seulement instinctive en Dieu, chemin vers la foi en Dieu et la fidélité à Dieu. Aussi bien la fidélité à Dieu va au-delà de l’obéissance aux « lois de Dieu » due à la passivité ou à la raison, comme la foi en Dieu va au-delà de l’adhésion aux « révélations divines » due à des traditions unanimes ou à des arguments considérés comme rationnellement convaincants.

 

Les Rencontres 2017 à la Magnanerie : le programme

Le programme des Rencontres de Mirmande 2017 organisées par l'ACML est disponible.

Vous y retrouverez les différentes activités proposées par les intervenants.

Pour toute demande complémentaire, contactez-nous directement via notre formulaire de contact ou en nous envoyant un email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

acrobaticon1Vous pouvez également télécharger le fichier pdf: Programme des Rencontres de Mirmande 2017

Lire la suite pour découvrir le programme 2017...