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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

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Edito juin 2018

« …Seigneur quand nous est-il arrivé de te voir étranger…sans venir t’assister … ? » Mt 25, v 35

 

 La plupart des historiens travaillant aujourd’hui sur les migrations s’accordent sur un des paradoxes de l’époque contemporaine : si les passages des frontières n’ont jamais été aussi nombreux, les régimes migratoires, en partie libéralisés après la Seconde Guerre mondiale, se sont considérablement durcis depuis les années 1980, et plus encore depuis le tournant du 21ème siècle. (cf : article d’Emmanuel Blanchard, enseignant-chercheur, paru dans la revue du GISTI Plein Droit, n°116,  sous le titre : La « libre circulation » : retour sur le « monde d’hier », p 3 à 7).

 

 Depuis octobre 2016, j’accompagne, comme juriste bénévole dans une association située en province, des demandeurs d’asile arrivés en France individuellement et qui ne sont pas hébergés en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). Quand je fais un rapide bilan des dix-huit derniers mois passés dans l’association, je m’aperçois que j’ai reçu une majorité de femmes, africaines ou du Proche Orient, à qui l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) avait rejeté, le plus souvent après entretien, la demande d’asile qu’elles lui avaient adressée. Nous (c'est-à-dire les demandeuses et moi-même) avons préparé avec l’assistance d’interprètes bénévoles, lors de plusieurs entretiens, le récit le plus détaillé possible des persécutions subies ou des craintes personnelles auxquelles elles risqueraient d’être exposées en cas de retour dans leur pays d’origine. Ce récit répond en particulier aux conditions mentionnées dans les stipulations de l’article 1, A (2), de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, définissant la qualité de réfugié-e. Ce récit (à caractère juridique, mais nous ne pouvons pas  y échapper), qu’elle aura pu s’approprier, tout au moins dans les faits retenus, figure dans son recours contre la décision de rejet par l’OFPRA, qu’elle a envoyé elle-même à la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA), qui est une juridiction administrative.

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Quelques nouvelles juin 2018

L’INTELLIGENCE DE SA MORT

L’homme à la recherche de son humanité. Aubier- ChIV- p 67, 68

L’amour et la paternité préparent la connaissance réelle de la mort.

               MLLivreBien avant que, par son approfondissement personnel, l’adulte ait trouvé les ressources de conscience et de volonté qui lui permettent de porter sa mort de façon habituelle, l’amour et la paternité lui donnent l’occasion de la découvrir avec réalisme.

               Tout ce qui arrive à ceux que l’homme aime comme lui-même : naissance, mariage, épreuve, mort, prend pour lui, spontanément, une importance considérable, l’émeut et lui ouvre les yeux sur sa propre condition mieux que ne saurait le faire au début, sa seule réflexion.

               Devant le berceau de son nouveau né, le père, par une prise de conscience intense du début d’une vie qui lui est si proche, peut être conduit à penser à la mort. En cette heure marquée par un commencement absolu, l’homme suffisamment conscient dépasse une connaissance purement objective de l’événement. Il le singularise. Il se l’approprie. Il l’insère dans la trame de sa vie intime. Il se hausse à des vues qui le portent à considérer la mort d’une toute autre manière qu’en temps ordinaire. Naissance et mort s’appellent. Ne sont elles pas les deux situations limites au-delà desquelles toute pensée n’est qu’imagination vaine?

               Le mariage de l’enfant rompt toujours l’intimité très particulière de la communauté familiale dont le père et le fils ont longuement vécu intérieurement, souvent à leur insu. Il est aussi pour eux l’occasion de toucher les frontières de la vie. Le père les pressent mieux que le fils, trop absorbé par l’avenir qui le sollicite. Quelque chose qui touchait de loin sans doute, mais encore très réellement en lui, l’essentiel est définitivement terminé. En passant ce seuil, le père découvre ce que d’ordinaire il ne sait que de façon abstraite, aux rares instants où il a pris l’initiative d’y réfléchir; sa marche solitaire, sans trêve et sans retour, vers cet autre seuil inévitable : la mort.

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