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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Edito février 2020

Année anniversaire 1900-1990-2020

  « Légèrement » prêtre, disait l’un ...

« un peu » prêtre, disait l’autre ...

            Bernard Feillet, qui vient de nous quitter, affectionnait cette posture de « légèreté », se gardant  d’un rôle convenu, d’une identité d’emprunt, du risque de sclérose cléricale. Il aura toujours préféré être le « sourcier» mettant à jour, en pleine lumière éditoriale, les chemins de l’intériorité. Ses introductions dialoguées avec Jean Sulivan comme avec Marcel Légaut demeurent des puits d’eau vive. Bernard n’aura eu de cesse de forer les subjectivités en direction de l’absolu, reconnaissant ceux qui partagent « l’aventure personnelle, l’aventure prodigieuse, communauté de nos aurores. »(René Char). Son appel singulier le conduisait toujours en direction des « anonymes de l’espérance,  qui se tiennent loin de l’Église, mais sont au cœur de l’attente des hommes. » (L’errance)

           Bourgeon Gérard Bessière, l’ami prêtre de Luzech, passionné de Jésus, « le dieu inattendu », s’amuse  quant à lui, dans son dernier livre Au seuil du silence de l’expression « un peu prêtre » venue sur les lèvres d’une jeune fille à son propos : « Ne serait-il pas un peu prêtre ? J’aime bien « un peu ». » dit-il en un sourire.

            C’est encore cette même posture qui conduit Raphaël Buyse à quitter l’agitation pastorale pour l’enfouissement simple dans un lieu de silence habité comme le monastère de Clerlande, juste pour se laisser traverser par le « Souffle du Ciel » et rejoindre les hommes dans l’authenticité de leurs aspirations, « l’évangile fait de nous les plus contemporains des hommes ». « Autrement, Dieu » (Bayard, 2019)

            Nous sommes encore les héritiers d’une tradition de surplomb qui cherchait à imposer par une structure, des rites et obligations, un  univers à part. Jusqu’à sortir du quotidien vital. C’est, entre autres, le thème du film Les éblouis de Sarah Succo. Il y a, au contraire ou mieux au cœur, une tradition du bourgeon qui s’attache non pas à une institution mais à un style né de l’intérieur  : « Nous n’avons pas à peindre un bourgeon sur un papier en en copiant un autre, un bourgeon pousse de l’intérieur. En étant strictement fidèle aux  impératifs de l’amour, nous serons le bourgeon que Dieu veut aujourd’hui, sans cesse relié par l’intérieur au tronc, poussant nos feuilles l’une après l’autre... » Ainsi écrivait Madeleine Delbrêl.

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Quelques nouvelles février 2020

LES TRANSPARENCES DU REEL - Marcel LEGAUT, août 1984 (Belgique)

Jusqu'ici je ne vous ai parlé que de la vie spirituelle humaine, telle que je la conçois. Sans contester l'influence importante que mon appartenance au Christianisme a eue sur une telle manière de la penser et de la réaliser, je crois qu'il faut affirmer que cette vie spirituelle proprement humaine n'est pas l'apanage du chrétien. Elle peut même exister sans faire, explicitement du moins, quelque référence que ce soit à la notion de Dieu. Tout homme la porte en puissance dans l'intime. Bien plus, j'ose affirmer que cette vie spirituelle simplement humaine est nécessaire pour pouvoir être véritablement conduit par l'esprit qui inspira Jésus.

A mon sens, la vie spirituelle devient spécifiquement chrétienne quand Jésus y exerce une véritable paternité ; cet homme qui a vécu il y a vingt siècles une singulière épopée dans le prolongement de l’histoire religieuse d’un peuple qui semble unique parmi tant d’autres. Est proprement chrétienne la vie spirituelle d’un croyant qui, à la lumière de sa propre vie d’homme et de ce que les Ecritures ainsi que les traditions lui laissent entrevoir, entre dans l’intelligence de ce que Jésus a eu à connaître pendant sa vie ardente, si courte mais si pleine. Quel que soit son temps, tout chrétien qui ne s’habille pas seulement de christianisme a à devenir disciple.

Il a à faire, pour l’essentiel la même démarche que les quelques juifs qui ont suivi Jésus jusqu’au bout, jusqu’à sa mort, parce qu’ils l’ont reconnu dans sa grandeur intime en dépit de toutes les difficultés qu’ils ont eu à surmonter à son sujet en eux et autour d’eux.

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