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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

    Edito mai 2019

       « DECOUVRE QUEL SILENCE T'ENVELOPPE... »

      Parfois mes méditations d'hiver me poussent sur un versant mélancolique, m'amenant à me

     faire à moi-même quelque aveu brutal. Ainsi, par exemple, je me dis que de Marcel Légaut, ne

      l'ayant pas rencontré  de vivo  je ne connais avant tout, au plus profond de moi, que l'absence et le

     silence  (le sien,le mien), même si je « fréquente » nombre de ses amis et compagnons d'aventure

     (Aventure), ou qu'il m'arrive de le « rencontrer » dans les écrits qu'il nous a laissés. Dans leur

      lecture.          

     Et pourtant, me dis-je aussi, grâce au dynamisme de certains d'entre nous, nous avons

     toujours à notre disposition de fort nombreux documents de Marcel Légaut  (textes, ou

     conversations retranscrites), et ceux-ci n'attendent que leurs lecteurs, comme une présence

     bienveillante de leur auteur, une invitation à entrer dans la réflexion qu'il a longuement soutenue, et

     à la prolonger par la nôtre propre, au fil de la vie. Dans ce contexte où nous nous inscrivons, nous

     Association culturelle Marcel Légaut, nous privilégions la parole échangée entre nous, la

     « rencontre » qui permet de « se dire ». Etant moi-même engagée dans cette démarche, et mon

     édito vient en témoigner, d'où me vient alors ce mouvement « antagoniste » que je ressens, que je

     pourrais résumer ainsi : plutôt que présence et parole, plutôt silence et absence ? Pourquoi tant

     m'attrister ?

     Est-ce qu'il me manquerait quelque chose, un je ne sais quoi que je n'aurai (peut-être) pas

     (encore) atteint d'aventure … ? Alors, en écrivant ces mots m'est venue une idée, celle de

     « m'adresser » à Marcel Légaut malgré tout, aujourd'hui-même, non, pas idée, mais nécessité.

     MAIS enfin qui êtes-vous donc, là, Marcel Légaut ? Qu'auriez-vous eu envie de me dire,  si nous nous étions connus ? 

    M'auriez-vous dit quelque chose, à moi, personnellement ? Quelque chose dont je me souviendrais encore, un peu comme un dépôt « sacré »,

    ou bien comme un appel à faire fructifier un talent que vous m'auriez fait entrevoir, tâche à laquelle je me serais ou

     non employée depuis, ou bien, tout autrement, comme une confirmation de mon être profond, ou

     encore, comme un « choc » de vie qui amène à tout repenser ?

     MAIS si cela était votre présence, surtout, voire votre silence, qui m'aurait fait signe ?

     Car vous seriez peut-être resté simplement silencieux ?  D'un silence « habité » (j'entends, si l'on peut dire) et peut-être bien plus long qu'une phrase de 12 lignes...

    D'un silence « partagé », en présence de, « entre »... D'un silence qui par lui-même « parlerait » parce que partagé, ou qui tout simplement me ferait me tenir

    en deçà de toute parole, ou au delà... ?

     Silence qui se jouerait du temps, où percerait malgré tout une présence, l'absence serait rendue « légère » ? 

    Et ce serait comme un matin de printemps ce travail du silence qui serait à l'œuvre et accompagnerait, en le précédant, le « travail de la foi » lui-même ...

                                                                                  Anne Seval

     

    Paysageneige

     

    Quelques nouvelles mai 2019

    L’HOMME À LA RECHERCHE DE SON HUMANITÉ.

    ChIV : L’INTELLIGENCE DE SA MORT  / Sous-Chapitre II , 8 et 9ème sous-titres:

     

     « L'intelligence de sa vie prépare celle de sa mort » ( p 83. Aubier)

     

    Ainsi, l'homme entrevoit le terme de son long chemin déjà inscrit en lui comme en filigrane dès son départ. Sa mort elle-même lui apparaît peu à peu dans son originalité propre. Il en comprend la nécessité non pas biologique mais spirituelle, d'autant mieux que, saisissant le sens profond de son existence, il découvre que celle-ci exige de lui pour s'accomplir une dépossession de soi toujours plus totale. Dépossession de soi et intelligence de « sa mort » grandissent ensemble. Elles s'aident à s'établir en lui. Sa mort est ainsi pour lui plus que la mort. Nul autre ne saurait mourir de cette mort. Elle est sa mort ; elle lui est essentielle. Sans doute comme toutes les morts elle brisera son corps. Elle pourra le submerger et le défigurer aux yeux de ceux qui ne voient que les apparences. Cependant, elle sera l'aboutissement de son existence. Grâce à son cheminement spirituel, il n'ignore pas que sans elle il ne saurait s'atteindre dans sa totalité, là où la vie fait encore écran par les distractions et les préoccupations qu'elle impose. Il n'ignore pas qu'il portera, par elle, le fruit qui se formait lentement en lui et qui autrement ne serait pas parvenu à maturité.

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