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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

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Edito septembre 2018

Traduire aide à penser. Deux suppressions qui font réfléchir

 

L'activité de traduction aide à approfondir l'oeuvre d'un auteur comme M. Légaut, qui n'est pas un « écrivailleur ». « Comprendre demande plus que lire[1] », et traduire, comme relire, invite à être attentif, à repérer, par exemple, les changements faits par l'auteur quand il révise son texte pour une nouvelle édition. Découvrir les ajouts, suppressions ou modifications (minimes ou d'envergure) incite à réfléchir. Un certain amour des mots (philologie) devient alors une éruditon qui n'est pas un obstacle mais une antichambre de la pensée (IIPAC, 195).

 

Pourquoi M. Légaut, lors de la réédition des derniers chapitres du tome II (IIPAC) dans Croire à l'Église de l'avenir (1985), a-t-il supprimé toute la première partie de « Faites ceci en mémoire de moi » et tout le chapitre sur « L'appel apostolique », respectivement  treize et trente neuf pages ? M. Légaut, qui ne reniait plus ces chapitres, a accepté ces suppresions pour ne pas dépasser les deux cents pages, faire place à une préface actualisée, centrée sur l'avenir, et être reédité (et lu) à l'époque de la « restauration » de Jean-Paul II.

 

Toutefois, ses lecteurs, lorsqu'ils liront Croire à l'Église de l'avenir et non IIPAC, ignoreront trois élements capitaux pour l'unité de l'oeuvre, déjà endommagée par la division en deux volumes.

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Quelques nouvelles septembre 2018

                                                                                                                    

L’INTELLIGENCE DE SA MORT

 L’homme à la recherche de son humanité. Aubier- ChIV- p 70,71, 72.

 Nature et valeur des intuitions qui permettent la connaissance de ce que la mort ne peut détruire.

 

  La durée et la consistance de ces prises de conscience perpétuées par l’activité du souvenir, l’homme ne peut pas les considérer seulement comme l’effet illusoire et sans valeur de quelque autosuggestion due à une sourde exigence sentimentale. Autrement, il lui faudrait mettre en question les états antérieurs vécus le plus intensément au plus authentique de lui-même dans ses meilleurs moments, s’installer dans le doute à leur égard jusqu’au point de se renier. Il lui faudrait discréditer, pour quelque raison supérieure, explicitée ou non, ce dont pourtant, aux sommets de sa vie, il n’a pas besoin de se convaincre pour en être certain. Ne serait-ce pas en vérité à cause de quelque assurance non critiquée, de quelques refus informulés, qui en conséquence ne sont probablement encore que faiblesse et préjugés? Dans ces conditions tout ce que l’homme sent au plus profond de lui-même, tout ce qu’il connaît d’une connaissance immédiate ne pourrait échapper au soupçon d’inanité et relèverait du hasard et de l’illusion.

 

               Celui qui nourrit une telle suspicion croit être objectif alors qu’il s’appuie, souvent de façon implicite, sur un postulat accepté sans examen, parfois souscrit avec une  secrète passion. D’autorité, ce postulat assimile toute intériorité, même la plus profondément vécue, à une subjectivité aléatoire et transitoire. Erigé inconsciemment en certitude absolue, ce postulat conduit à exclure toute réflexion portant sur une saisie de l’humain qui n’atteindrait pas son objet du dehors et qui ne relèverait pas uniquement de l’observation ou de l’expérimentation systématiques.

 

              FeuillesStyliss En revanche, repousser ce postulat strictement négatif revient à admettre qu’une prise de conscience faite à partir d’une réalité intime fortement vécue ne révèle pas exclusivement d’imaginations chimériques. Cependant, ce n’est pas pour autant contester que la fabulation puisse y avoir sa part. Celle-ci peut certainement être considérable quand l’homme gît encore très à la surface de son humanité à cause de son ignorance et de la dispersion de sa vie; quand, soumis sans réaction à la pression sociale, asservi à l’esprit de système et au sectarisme, absorbé par une recherche éperdue de sécurités et de certitudes, il se trouve dans l’impossibilité de voir le réel sans le travestir. Toutefois, cette fabulation ne saurait exclure nécessairement pour toujours quelque saisie du réel. Si minime et déformée que celle-ci soit, elle peut être corrigée, au moins en partie, progressivement à longueur de temps, à force d’être confrontée durement à l’expérience quotidienne, à mesure que l’homme devient plus lucide sur lui-même, qu’il critique avec plus de vigueur ses intuitions et la manière de les expliciter.

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