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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

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Edito juillet-août 2018

Que disons-nous et que voulons-nous dire quand nous disons « Dieu » ?

 

Nous étions plus d’une trentaine à nous interroger au cours de la semaine de Pâques 2018 à MIRMANDE sur les manières dont nous nous représentons et dont nous nommons et parlons - ou pas - de la Source qui nous fait vivre. Nous n’étions pas dans une simple démarche intellectuelle - remuer des idées pour remuer des idées - mais nous avons partagé nos expériences, expériences qui touchent à l’essentiel. Un tel partage nécessite une recherche personnelle et ouverte qui engage notre intelligence et les différentes étapes de nos réflexions : s’interroger, douter parfois, quitter nos bricolages, nos idoles et nos sécurités, remettre en cause des certitudes et des représentations dont nous avons hérité ou que nous avons construites. Il s’agissait donc de « tenter de parler pour ne pas se taire » (Gérard Bessière) « sans trop en dire […] mais en dire assez pour évoquer ce qui, en [nous], est la réalité de ce que [nous vivons]. » (Marcel Légaut).

 

Pour ma part, sur ces sujets, j’ai été bousculé et accompagné par plusieurs auteurs (1) dont les principaux sont : R. Lenaers, J.A.T. Robinson, J.S. Spong, P. Tillich, D. Bonhoeffer, R. Bultmann, Etty Hillesum, Marion Muller-Colard, Maurice Bellet et Marcel Légaut. Ce qui m’impressionne chez chacun de ces auteurs ce sont trois postures fondamentales : leur honnêteté, leur humilité et leur exigence intellectuelle. « Chercher la vérité, d’où qu’elle vienne, quoi qu’il en coûte ! » (2) Ensuite, tous ces auteurs m’ont permis de mettre en route trois mutations ou de réaliser trois passages majeurs pour ma vie de foi et ma foi en Dieu :

 

Avec Lenaers, je suis passé d’un « Dieu-d’en-haut », d’un monde divin sur-naturel, souvent représenté au-dessus de nous et appelé « ciel » (l’hétéronomie) à un seul monde, le nôtre, qui réconcilie l’autonomie de l’être humain et la foi en Dieu (la théonomie). Mon univers mental s’est transformé !

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Quelques nouvelles juillet - août 2018

 L’INTELLIGENCE DE SA MORT

 

L’homme à la recherche de son humanité. Aubier- ChIV- p 68, 69, 70.

 L’amour et la paternité permettent à l’homme de découvrir en lui une réalité qui ne peut pas être détruite.

    A mesure que l’homme correspond avec fidélité à ce  que l’amour et la paternité lui demandent, et qu’il prend mieux conscience de ce qu’ils lui ont donné de vivre avec force et profondeur, il cerne de plus près la mort dans son mystère. Il est conduit à dépasser les apparences de son intégrale destruction.

   SoleilnuageA Quand l’époux ou le père à l’âge de la maturité s’efforce de comprendre sa vie, il découvre mieux que jamais le rôle original de l’amour et de la paternité. Grâce à eux, il s’est approché de l’être des siens, et cela quelquefois sous une lumière de transfiguration, si fugitive soit-elle. Ne conserve -t-il pas intact en lui, chaque fois qu’il sait le ressaisir, tel regard, tel sourire, telle parole, tel silence, où celui qu’on aime s’est exprimé tout entier sans le savoir. Quelles résonances puissantes ces signes n’ont-ils pas fait naître jadis, pour que leurs échos se perpétuent ainsi sans s’amortir, s’il y veille avec amour! Le temps peux enfouir ces instants de transparence, mais non les détruire en celui qui les a connus. Il n’est pas d’oubli qui puisse effacer  définitivement leurs traces et faire qu’ils n’aient pas été. Mais avec la complicité de la mémoire, si l’homme n’en est plus digne, il peut ne faire aucun cas de ces souvenirs, n’en retenir qu’une caricature et même les blasphémer.

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