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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Edito Décembre 2021

Jésus, un juif, un pharisien ?

Vingt siècles de christianisme nous ont éloignés de Jésus juif. Songeons simplement à ces images du XIXe siècle nous présentant Jésus, prêtre catholique distribuant la communion. Or ce laïc est le sujet d’une a)ention de nos frères juifs qui l’enracinent dans un peuple, une tradition, une histoire. Circulait donc aux Granges l’ouvrage de Robert Aron, Ainsi parlait l’enfant Jésus (Grasset, 1968)1, et pourrait intéresser nombre de « camarades » l’étude d’Armand Abecassis, Jésus avant le Christ (Paris, Presses de la Renaissance, 2019, 358 p.).

D’emblée Armand Abecassis met l’accent sur le rôle des évangélistes Ma)hieu et Marc : « Les récits évangéliques selon Ma)hieu et Marc relient Jésus à Christ dès sa naissance et même dès l’annonciation faite à sa mère, Marie. Ils confondent les deux identités et rendent insaisissable l’identité juive de Jésus considéré comme le Christ, c’est-à-dire le Messie universel, dès le sein maternel ». Un peu plus loin, il rappelle que ce)e fonction du Messie «ne lui fut a)ribuée que plus tard, bien après sa résurrection » (p. 11). Et il rappelle le rôle déterminant des conciles de Nicée (325), d’Éphèse (431) et de Chalcédoine (451), y trouvant là les bases théologiques de l’antijudaïsme des chrétiens.

Il y a, dans cet ouvrage, une exploration des racines juives de Jésus, avec notamment un lien étroit à Isaïe, dont Ma)hieu a changé, en plusieurs points, la citation (p. 112), ou une étude des Béatitudes qui sont « spécifiquement juives et ne font aucune référence aux thèmes de la théologie de l’Église élaborée plus tard ». Il est vrai, me semble-t-il, que si Jésus revenait sur terre, il irait prier... à la synagogue.

Jésus était-il pharisien ?

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Quelques nouvelles Décembre 2021

Pourquoi je suis resté catholique ? (suite 3)

Tout ce travail intérieur [pour entrer dans l'intelligence de Jésus et devenir ses disciples], fatalement, nous pose des questions de temps en temps : pourquoi tu es catholique, car enfin le catholicisme n'a pas l'air tellement préoccupé de ces choses ? Quand on voit quelques-uns des plus éminents membres de l'Église, je pense par exemple au cardinal Ratzinger, je pense au cardinal de Paris, on cause de la doctrine comme par coque)erie, on ne parle jamais de Jésus, car c'est la doctrine qui est la base, ce n'est pas Jésus. Autrement dit, nous avons actuellement dans l'Église des perspectives très doctrinales, des perspectives où on insiste beaucoup sur la loi ; on n'insiste pas sur ce)e fidélité fondamentale qui permet de recréer pour notre temps et pour notre propre compte l'essentiel de ce qui a été imposé jadis d'une façon authentique à nos ancêtres. Non, on nous donne ce qu'il faut croire, on nous dit ce qu'il faut faire, on ne nous donne pas une vie intérieure, ce)e sorte d'ouverture qui fait que c'est à partir de ce que l'on vit qu'on découvre ce qu'on a à vivre. C'est à partir de ce que l'on comprend de soi de l'action de Dieu que l'on peut découvrir ce)e action dans Jésus qui a été si primordiale que, 20 siècles après, on en parle encore et que nous en sommes un peu les héritiers. Voilà, me semble-t-il, la condition nécessaire pour que notre Église trouve actuellement un deuxième souffle. Autrement, nous ne ferons que souffler comme un vieux qui perd son souffle.

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L’abbé Gaudefroy (1878 – 1971), homme aux deux carrières et aux fidélités à longueur de vie

Pour une histoire religieuse concrète des XXe et XXIe siècles : les groupes Légaut et leurs membres

En 2010, l'ACML a publié, avec illustrations et annexes, cette biographie, disponible au prix  de 10 euros (plus frais d'expédition ). Le fichier déposé ici a été revu et complété pour l'édition par l'ACML.

L’abbé Gaudefroy (1878 – 1971), homme aux deux carrières et aux fidélités à longueur de vie (Légaut, Breuil, Teilhard)

Dominique Lerch
Février 2010

L’histoire religieuse du XXe siècle -de l’entre deux guerres notamment-est encore à écrire : le mouvement des idées se retrouve dans les grandes synthèses, mais à côté d’elles, le vécu des personnes se disant chrétiennes, catholiques, disciples de Jésus, reste à faire. Le groupe Légaut (1900 – 1990) permet la traversée du siècle. 

Il y a eu plusieurs « groupes Légaut », chronologie, cotisation et type de groupe éclairant ces différences. Pour faire simple, et en ne prenant que l’été, possibilité de rencontres pour des enseignants car bon nombre de membres du groupe l’était, Chadefaud-Scourdois avant 1940, Les Granges (Drôme) de 1945 à 1965, Mirmande avec Légaut de 1965 à 1990, sans Marcel Légaut depuis 1990. Dans ce premier groupe Légaut, à Chadefaud-Scourdois, l’abbé Gaudefroy a joué un rôle double : de l’aveu même de Marcel Légaut, c’est un aumônier très « libéral », qui laisse Légaut mener le groupe comme il l’entend. Et c’est aussi un animateur discret, celui de feuilles imprimées qui, sous le titre du Montcelet, rejoignent la diaspora du groupe Légaut.

Ainsi, aux côtés de Marcel Légaut, il y a eu, là aussi en reprenant une de ses expressions, « un pilier » du groupe qui, l’étayant sous une forme qui est à lui, aide Légaut à se rendre intelligent, par la présence et l’écoute, et qui rayonne : l’actuel « bulletin » du groupe Légaut (Quelques Nouvelles) et Le Montcelet ont joué le même rôle. Et à l’intérieur de ce groupe, des liens d’amitié à la dimension d’une vie avec, pour ne citer que deux, Lucien Matthieu ou Gérard Soulages.

L’abbé Gaudefroy est un scientifique. Et ses « traces livresques » sont peu nombreuses : à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand son diplôme d’études supérieures, Figures d’efflorescences et de transformation obtenue par la déshydratation de quelques sulfates, une thèse de doctorat publiée en 1919, Etudes des figures de déshydratation à la surface des cristaux et un Lexique picard de Beaucamps-Le-Vieux et de sa région. Mais n’est-ce pas là le résultat d’un double mouvement, celui d’une époque où, publier, c’est avant tout publier des articles scientifiques dans des revues, et où, en tant que prêtre, il convient, dans le prolongement direct de la crise moderniste, de se défier de s’exposer trop à la lumière, de crainte de perdre son gagne-pain, de devoir se « reconvertir » et de vivre en paria. Il y a, dans une lettre de D. Parodi à Laberthonnière, en décembre 1931, une réflexion sur l’usage et la contrainte dans l’Eglise qui éclaire cette position : « Faire mourir quelqu’un d’isolement et de misère en le déclarant vitandus, n’est-ce pas pire que le faire mourir sur un bûcher ? »

C’est bien peu de chose au départ d’une recherche ! Comme si, de façon délibérée, il y avait eu un enfouissement.

acrobaticon1Lire la suite en PDF sur ce lien.

Souscription

Marcel Légaut. Historique du groupe Légaut (1925 – 1962).

Édition annotée par Dominique Lerch, Mirmande, 2021.

Marcel Légaut a porté en lui le rêve d’une communauté, et le « conférencier mondain » mort en Avignon en 1990 revenait d’une conférence donnée à l’un de ces nombreux « groupes » dont il alimentait la réflexion. En 1962, il a éprouvé la nécessité de faire l’historique du groupe Légaut ; ce groupe à la fois parisien un temps, auvergnat, drômois : Chadefaud-Scourdois, Les Granges de Lesches en Diois, Mirmande. Cette analyse faite devant des « piliers » du groupe, les Masson et les Ehrhard, était discrètement disponible à Mirmande, à la Magnanerie, où les rencontres se tiennent chaque été depuis 1967. Durant plusieurs étés, un petit groupe autour d’Anne et Dominique Lerch a cherché à rendre ce texte compréhensible en le situant dans les courants de la recherche historique actuelle. Francis Bonnefous le préface, invitant le lecteur à continuer à saisir l’originalité d’un tel groupe. Étienne Fouilloux conclut en qualifiant ce texte de pièce maîtresse pour une véritable histoire du groupe Légaut, groupe qu’il convient d’insérer dans une véritable renaissance, durant l’entre-deux-guerres, d’une intelligentsia catholique avec différents pôles en tension.

Afin de déterminer le tirage d’une édition réalisée par l’ACML, vous pouvez souscrire à ce document d’une centaine de pages avec une vingtaine d’illustrations au prix de 12 € + éventuels frais de port (6 €). Après le 15 juin 2021,le prix normal est de 16€. L’ouvrage sera disponible à Mirmande.

acrobaticon1Télécharger le bulletin de souscription en PDF