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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Edito Juillet-Août 2019

Marcel Légaut : une voie spirituelle, trésor d’humanité ?

C’était le thème que nous avions choisi pour la rencontre de Pâques 2019.

Pourquoi, finalement, la voie spirituelle de celui qui a vécu, « ruminé » et écrit L’homme à la recherche de son humanité est-elle trésor d’humanité ? En quoi est-elle trésor pour moi ? Pour toi ou pour vous ? Pour nous ? Pour ma part, cette voie creuse profond ; elle parle à ma vie intérieure ; elle nourrit cette vie intérieure et ma vie au quotidien ; elle m’aide à prendre ma vie au sérieux et à être présent à moi-même. Il sort depuis quelques années beaucoup de livres ou de méthodes pour être mieux dans sa peau, être heureux, grandir dans sa vie… mais je n’ai trouvé que peu d’éveilleurs spirituels qui aident à « devenir soi » en profondeur. Je chemine actuellement et depuis longtemps avec Marcel Légaut et avec Maurice Bellet, même s’ils ne sont pas toujours faciles d’accès surtout quand nous n’avons pas quelques clés de lecture.[1]

Ce thème Marcel Légaut : une voie spirituelle, trésor d’humanité a aussi permis à sept d’entre nous – Francis, Bernard, Domingo, Joseph, Françoise, Jacques et moi-même - de livrer leurs Textes-Trésors parmi les écrits de Marcel Légaut[2]. Depuis cette rencontre, j’ai reçu d’autres Textes-Trésors… qui me rappellent un projet qui me tient à cœur depuis quelques années : réaliser un ouvrage qui pourrait entrer dans la collection « Une année avec… » : Une année avec le pape François, Une année avec Thérèse d’Avila, Une année avec François d’Assise et pourquoi pas, Une année avec Marcel Légaut ? Pour cela, il suffirait de recueillir 366 Textes-Trésors, des textes courts - de pas plus d’une page -, des textes lisibles issus des ouvrages publiés par Marcel Légaut. Mais, me direz-vous, pourquoi un tel projet ? Je crois que c’est un bon moyen – comme le sont des ouvrages comme Une pensée par jour que j’utilise presque tous les jours et que j’ai offert si souvent ou Prier 15 jours avec Marcel Légaut - pour justement accéder en douceur à ce trésor d’humanité qu’est la voie spirituelle de Marcel Légaut. Le livret de 24 Textes-Trésors a permis à plusieurs participants ou participantes de la rencontre de Pâques 2019 d’accéder, avec une lecture-partagée de certains de ces textes courts, à la pensée de Marcel Légaut et d’avoir envie d’aller plus loin. Alors, je me permets de faire appel à toi, à vous, lectrices et lecteurs de Marcel Légaut : envoyez-moi, si vous en avez, vos Textes-Trésors[3].

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Edito juin 2019

FUNERAILLES D’AUJOURD’HUI EN FRANCE

En l’espace de quelques mois, le quotidien La Croix (du vendredi 12 avril 2019), et deux hebdomadaires : La Vie (du 25 au 31 octobre 2018), et Réforme, hebdomadaire protestant (du 7 mars 2019) se sont intéressés aux mutations que connaît le monde funéraire en France métropolitaine. Ce regain d’intérêt sur le sujet avait été précédé par la publication en 2007 d’un livre de François Michaud Nérard, directeur des services funéraires de la Ville de Paris, intitulé « La révolution de la mort », aux éditions Vuibert, ouvrage qui fait toujours autorité.

Personne ne conteste que la France soit devenue une société laïque et sécularisée : érosion de la pratique religieuse, grande fluidité dans les appartenances confessionnelles, mais aussi, plus largement, existence d’une forme d’indifférence ou d’incompréhension à l’égard des préoccupations spirituelles.

Toutefois, la demande de spiritualité à l’occasion de funérailles n’a pas disparu totalement de la société française. Dans un sondage réalisé par les services funéraires de la Ville de Paris, publié le 4 octobre 2018 et mentionné dans La Vie, 45% des personnes sondées souhaitaient organiser une cérémonie religieuse à l’occasion de leurs obsèques, 26% une cérémonie civile et 28%, aucune célébration.

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Quelques nouvelles Juillet-Août 2019

               

Précarité de ces trois sortes de foi.

Croire en soi serait ainsi l'alpha et l'oméga de l'homme, s'il pouvait y atteindre par ses propres moyens. Cependant cette foi, comme les deux autres, reste en chemin, imparfaitement elle-même, confusément mêlée d'évidences et de certitudes qui lui sont étrangères. Comme les deux autres elle est cernée d'apparences et de données qui s'opposent entre elles, qui l'aident ou la combattent et tendent à la dégrader en confiance ou à la faire disparaître. Aussi toutes trois sont-elles sans cesse à ressaisir. Plus l'homme est adulte, mieux il sait mesurer la distance humainement infranchissable qui le sépare d'elles.

ML 22NBMarchantToutes trois sont nourries de recherches et les suscitent sans cesse. Fidèles à la lucidité, sans connaître complètement leurs limites, elles n'ignorent pas leur ambiguïté, leur impureté, leur fragilité, inhérentes à la condition humaine. Elles se refusent cependant à renoncer parce qu'elles sont essentiellement attente  ; sinon elles dégénéreraient nécessairement en certitudes doctrinales ou affirmations volontaristes qui relèvent du domaine des connaissances que l'homme possède et des résolutions qu'il prend ; connaissances et résolutions qui le limitent à ce qu'il est capable de penser et de vouloir comme quiconque. Ces dégénérescences impliqueraient de sa part, malgré les apparences, une démission foncière.

Toutes trois cherchent et attendent dans la nuit l'aide fondamentale sans laquelle elles resteraient précaires et proches de l'impossible. Sans cette aide qui, par la nature de ce qu'elle a à promouvoir, est nécessairement intérieure et discrète à l'extrême  jusqu'à pouvoir être reçue sans être reconnue, elles seraient restées pratiquement ignorées.

L’HOMME À LA RECHERCHE DE SON HUMANITÉ.

ChIV : L’INTELLIGENCE DE SA MORT -  Aubier, p 87

Quelques nouvelles juin 2019

L'intelligence de sa mort garde leur pureté à la foi en soi comme à la foi conjugale et paternelle.

 Il faut croire en soi pour pouvoir porter dans une conscience vive sa condition mortelle. La vision réaliste de la mort donne à cette foi son authenticité et l'empêche de dégénérer et d'être confondue avec la confiance en soi. La dépossession de soi que la pensée de la mort impose à l'adulte lucide, courageux, ne souffre en effet aucune compensation. Elle prolonge la dépossession déjà exigée par l'amour et la paternité. Elle purifie la foi conjugale et la foi paternelle, en ne leur permettant plus d'être contaminées et insensiblement amoindries par des facilités qui, pour être utiles et mêmes indispensables, ne doivent en aucune manière leur devenir essentielles.

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