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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

    Edito mars 2019

                                                                         Printemps  en vue !

     

    Nous voici de nouveau invités  à (re)naître à nous-mêmes et à nous laisser transformer :
    « Si le pommier ne fleurit pas en vous, il n’y a pas de printemps » (Jean Sulivan)
    S’il n’y a pas en vous  puissance de re-surrection, Jésus n’est pas ressuscité.

    FleurprintempsL’activité spirituelle ne se réduit pas à suivre un code de simple moralité. Le message des religions peut certes aider le monde à se maintenir dans une conscience éveillée.  Mais dans l’activité  spirituelle, (d’après Marcel Légaut, dans son dernier livre Vie Spirituelle et modernité p.234), chacun œuvre pour son accomplissement humain selon les motions et  les exigences qui montent en lui tel qu’il est. La vie spirituelle, c’est faire l’expérience de la Présence du divin en tout ;  c’est prendre conscience  que l’amour du prochain et l’amour de Dieu ne font qu’un ; c’est consentir au réel, précieux et cruel à la fois ; c’est tout prendre : « l’innommable souffrance des hommes et la rutilante merveille de la vie » (Christiane Singer)

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    Quelques nouvelles mars 2019

                                                                                                                                 

     

    L’INTELLIGENCE DE SA MORT

     

    L’homme à la recherche de son humanité - ChIV :  p 80, 81. Aubier

     

     L'activité spirituelle qui permet cette prémonition est différente de l'imagination fabulatrice.

     

     MLMarcheQui ne connaît pas encore cette activité spirituelle que chacun doit normalement découvrir un jour, ne peut que la confondre avec la fabulation que nourrissent l'esprit de système et la sentimentalité. Activité spirituelle et fabulation ont, en effet, entre elles des ressemblances externes. Cependant, la première se différencie radicalement de la seconde. Elle n'est pas ordinairement donnée au commencement de la vie, tandis que l'autre est l'activité normale de l'enfance. Il faut cependant noter l'annonciation que connaissent certains jeunes dès l'adolescence, quand ils entrent dans une vie plus personnelle. Ils découvrent dans une lumière et une joie qui pourront s'éteindre mais qui ultérieurement se montreront fondées, ce qu'ils sont appelés à être s'ils sont fidèles à leurs très profondes aspirations, qui sont aussi de très réelles inspirations. Mais précisément ces dernières sont alors perçues de façon si ardente qu'on doit dire que, malgré leur âge, ils ont déjà fortement vécu.

     

    Cette activité spirituelle suppose une vie déjà bien constituée sur des bases solides, vigoureusement engagée par des initiatives personnelles, ce que la fabulation intellectuelle et sentimentale n'exige pas, dont au contraire elle dispense et à quoi elle substitue ses élaborations. Cette activité toute intérieure donne la force d'être soi-même, et non l'occasion et le moyen de se distraire de sa condition. Elle affronte le réel et l'assume autant que cela est possible, au lieu d'aider l'homme à le fuir. On pourrait même injustement la soupçonner de cultiver à l'excès le pessimisme, tellement elle se défie des doctrines consolantes, issues de l'imagination protectrice et trompeuse, qui tendent à faciliter la vie en cachant son tragique latent et l'inconnaissable qui la cerne de toutes parts.

     

    Une sérénité quasi végétative, convient mieux à cette activité spirituelle, que les excitations de la pensée ou du sentiment, qui au contraire nourrissent la ratiocination de l'esprit et le vagabondage de l'imagination. Sans nul doute, le recueillement de l'âme lui est encore davantage favorable. Cependant, aucune de ces deux dispositions ne lui est absolument nécessaire. Elles ne sont d'ailleurs pas non plus suffisantes à la naissance de cette activité spirituelle qui vient à son heure, indépendamment de la volonté de l'homme et de ses techniques.

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    Edito février 2019

               PaysageneigeHerbres Parmi  les étrennes de Noël,  Apôtres, livre aussi volumineux que captivant de Tom Bissell, écrivain américain de 45 ans, dégagé d’une éducation catholique, farouchement athée, m’accompagne...  L’auteur s’est pourtant attelé pendant dix ans à une étude de terrain précise et documentée des représentations traditionnelles des apôtres, à travers le temps et l’espace. Il s’amuse des récits fabuleux,  décrit les multiples interprétations légendaires, discerne les processus d’affabulation sans quitter une recherche sur le mystère de ces textes qui continuent d’inspirer un « style » de vie qui l’interroge. « Apôtres » est un livre décapant, qui ruine bien des représentations mais surligne, en creux, la source inspiratrice. Les origines du Christianisme sont à explorer, à déconstruire, à habiter autrement. Il place d’ailleurs son livre dans la mouvance  du livre Le Royaume d’Emmanuel Carrère qui unit  critique des formes durcies par la théologie et admiration de la source évangélique. Celle qui se vit au quotidien dans les lieux singuliers du respect absolu de l’homme en tout homme. On se rappelle les pages d’Emmanuel Carrère sur un temps de retraite à l’Arche de Jean Vanier.

     

                Ainsi, des contemporains plus jeunes n’ont pas peur de s’emparer librement de la « parole » ancienne pour la relire à l’épreuve de l’existence concrète. Moins comme un système que comme une croissance d’existence. L’un et l’autre ne prétendent pas asséner  une critique définitive mais construire un autre chemin plus respectueux  de l’homme. C’est assez exactement là que Marcel Légaut avait déblayé un parcours -le sien- pour mieux aborder l’homme et Dieu. Il n’est pas d’autre lieu de la foi que ce chemin de l’humain, dans la  patience et le respect des singularités.

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    Quelques nouvelles février 2019

                                                                                                                 

     

    L’INTELLIGENCE DE SA MORT

     L’homme à la recherche de son humanité - ChIV :  p 79, 80. Aubier

     L’activité du souvenir et la prévision globale de l’avenir.

     

     L'activité spirituelle de l'homme dans le souvenir n'aboutit pas seulement pour lui à une meilleure intelligence de son passé et à une manière plus juste de comprendre son présent. Elle peut lui donner une idée globale de ce qu'il sera conduit ultérieurement à vivre. Par elle, il en vient à faire non seulement œuvre de compréhension, de synthèse, de rénovation de son histoire, mais il atteint à une vision pour ainsi dire prophétique de son avenir.

     

    Travail au salon de la MagnanerieNB1Cette sorte de prescience n'est pas un souvenir proprement dit. Avec l'humour qui convient on pourrait en rêver l'origine dans quelque réminiscence d'une vie antérieure, ou y voir le signe d'une prédestination… Cependant, ce pressentiment est issu du souvenir, il évolue avec lui et lui reste intimement lié. Il se montre justifié et utile dans la mesure où la vue que l'homme prend de lui-même par le souvenir est exacte.

     

    Comme l'intelligence que l'homme acquiert de son passé est finalement plus vraie que les connaissances objectives qu'il en a conservées, cette prescience dépasse la simple prévision de l'avenir tel que le présent le permet avec une probabilité raisonnable. Inspiré par la secrète et infrangible unité de l'essentiel de son passé, l'homme, quand il se recueille en lui-même et se tient face à l'avenir, est conduit à extrapoler son histoire. Par le sens approfondi de la continuité et du dynamisme vital qui agit en lui et par lui à l'intérieur même de sa liberté, il accède à une vue d'ensemble de son avenir. A partir de son évolution intime, des goûts et des exigences qui s'annoncent de loin dans le développement de sa vie spirituelle, il lui est donné d'entrevoir ce qui est susceptible de lui arriver; il s'y attend et est invité à s'y préparer comme si déjà il le voyait poindre à l'horizon.

     

    Sans d'ailleurs s'attacher de façon spéciale à la représentation qu'il est porté ainsi à donner de ce qui vient, l'homme reçoit     aux heures de lumière, avec l'assurance intime de l'exactitude de sa voie, celle de la justesse de ses vues. Cette prescience n'est nullement engendrée par la curiosité ni par l'anxiété devant l'inconnu. Elle est d'autant plus exacte que l'homme n'a pas pesé sur elle par ses réactions même les plus raisonnables, ni ne lui a rien ajouté par ses déductions même les plus vraisemblables. Elle jaillit de lui plus encore qu'il ne la tire de soi. Il l'accueille avec quelque passivité plus encore qu'il ne la recherche activement. Il la tient à distance sans d'ailleurs la fuir. Cette illumination, exige une acceptation qui souvent n'exclut pas l'angoisse, tellement elle va au-delà de l'instinct, tout en s'appuyant sur lui. A ces conditions, elle le visite de sa grâce propre