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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

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Edito avril 2018

Soyez humain si vous voulez être original !

 C’est la recommandation ultime que donna un jour le poète  Max Jacob d’origine juive  devenu chrétien (1876-1944)  à  son jeune ami et poète nantais, René Guy-Cadou ( 1920-1951), avant d’être interné et de mourir au camp de Drancy. Par l’expression « vouloir être original »  Max Jacob exhortait son cadet  à inventer son existence d’une manière personnelle et donc inédite, sans  être à la remorque des mille conditionnements ambiants. Ce n’était pas si simple dans la France de Vichy occupée par les nazis.

 C’est le même appel  que Marcel Légaut, près de trente ans après sa mort, ne cesse de nous adresser à travers sa démarche spirituelle  dont  ses livres gardent la trace. Dans notre monde d’aujourd’hui, il ne nous est pas plus évident d’accéder à la liberté intérieure que dans les années 40. Marcel Légaut demeure un éveilleur incomparable. Etre en recherche de sa propre humanité, tel est en effet, durant sa longue existence,  son souci primordial, l’unique nécessaire auquel il se consacre. Dans ce travail d’humanisation se joue le sérieux et la valeur de son existence,  sa fécondité créatrice.

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Quelques nouvelles avril 2018

8 juillet 1990 à Mirmande.

Méditation avec Marcel LEGAUT. La messe. Dernier extrait du topo.

 

  Pendant sa vie, Jésus montra à ses disciples la fécondité de ces réunions dans les moments particulièrement intimes qu’il passa avec eux, et que relatent les évangiles. Sans doute en de nombreuses occasions, Jésus avait assuré à ses disciples qu’il serait au milieu d’eux lorsqu’ils se réuniraient en son nom. Quelques heures avant que tout fût consommé, en ces instants trop denses, trop lourds aussi, les dernières paroles de Jésus, arrachées plus encore que vraiment préméditées, furent l’ultime promesse de celui qui s’en va, sa tâche accomplie et, en vérité, sa mission à peine commencée ; mission qu’il confia aux siens sans en méconnaître l’impossibilité, sans en ignorer leur impuissance. Ce fut une véritable prière qu’il leur adressa. Elle s’appuya sur tout ce qu’il avait été pour eux, sur tout ce qu’ils avaient été pour lui. Elle se fit d’autant plus pressante qu’elle était plus urgente et plus nécessaire. Elle eut l’intensité et la solennité de cette heure suprême.

 

MLProfil Par cet  appel tout nourri d’un passé encore intensément présent, Jésus demandait à ses disciples de se livrer ensemble et personnellement dans la foi, à l’activité du souvenir, pour ne pas être insensiblement à perdre le sens profond de ce qu’il avait apporté et qu’ils avaient reçu sans avoir été capables, sur le moment même, d’en saisir non seulement la nouveauté radicale mais aussi la puissance créatrice. Sinon, comment ne seraient-ils pas alourdis par les pesanteurs de la vie quotidienne, ballotés et entrainés par les évènements? Comment ne céderaient ils pas finalement à la poussée de leur atavisme spirituel, à la pression de leurs traditions religieuses, à l’influence des mentalités qu’ils affronteraient dans leur apostolat ?

 

  Par cette promesse, Jésus assurait à ses disciples, « faisant ceci en mémoire de lui », qu’il trouveraient ainsi le contact avec l’absolu qui renouvellerait leur foi ; contact direct et intime qu’ils avaient connu auprès de lui, dans les heures bénies où il était non seulement devant eux mais en eux, tant sa parole issue directement de lui-même les pénétrait, les transformait, les comblait, les faisait être.

 

 Au-delà de ses premiers disciples, le même appel et la même promesse s’adressaient à tous ceux qui leur succèderaient dans la foi, le long d’un avenir que les apôtres concevaient à la taille de leur temps et de leurs espoirs, mais que Jésus, dans une réponse évasive, ne voulait pas mesurer et avouait ignorer. C’est ça qu’on peut comprendre mais ce n’est pas encore certain. Jésus est mort de fidélité à une mission qu’il découvrait au fur et à mesure qu’il avançait.