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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Quelques nouvelles Mai 2021

L'AMITIE ET L'AMOUR HUMAIN comme rencontres de l'autre en profondeur

 
Autant les deux premiers niveaux (respect de l'autre et intérêt pour l'autre) sont occasionnels, donc passagers, autant les deux derniers, communion de vie-amitié, communauté de vie-couple doivent durer par essence même. Les responsabilités que ces relations nous font contracter vont tellement à la racine de chacun d'entre nous que, dans une certaine mesure, le fait de la rupture est la manifestation d'un échec avec tout ce que cela implique comme conséquences plus ou moins désastreuses chez l'un et chez l'autre.
 
Incontestablement les exigences et les responsabilités qu'impliquent ces niveaux vont nous acculer à des fidélités, à des inventions, à des découvertes qui vont beaucoup plus loin que tout ce que nous avons pu rencontrer aux deux premiers niveaux. Un amour, ça se cultive ou ça se perd ; une amitié également. On insiste sur le fait que l'amour doit demeurer. On insiste moins sur le fait que l'amitié doit demeurer. Lorsque l'amitié est réelle et qu'une rupture se fait ou une extinction progressive, c'est une perte pour chacun. L'amitié doit se cultiver comme l'amour. D'ailleurs, on ne se fait des amis qu'à un certain âge. Au départ, dans la jeunesse, l'amitié est facilitée par la secrète homo- et hétérosexualité qui existe entre nous. Il y a là une facilité physiologique, psychique qui permet de se faire des amis. On devrait dire aux gens :"Rien n'est plus précieux qu'une amitié. Alors cultivez-la parce que, plus tard, vous ne vous ferez plus d’amis, vous ne ferez qu'en perdre". Cultivez votre amitié comme on pourrait dire : "Continuez à vous aimer, même si vous êtes mariés".

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Edito mai 2021

A la rencontre…

En cette période d’étrangeté et d’ombre, dans laquelle nous avons à vivre,  tous ces mois passés et encore à venir où nous faisons des projets que nous ne pourrons peut-être pas tenir - et il faut vitalement en faire des projets (cependant) - si nous lisions de la poésie ?

Car cette étrangeté du quotidien  amène parfois les objets qui nous entourent, avec les souvenirs, les émotions qui leur sont liés, mais aussi la nature, à nous être plus présents un temps que les humains. Si nous lisions donc de la poésie ?

Elle qui sait si bien en elle-même provoquer de l’étrangeté, à sa façon de bousculer la syntaxe, l’ordre des mots, les perspectives, rafraîchir les images, aviver les sensations et nous permettre de regarder sous un nouveau jour autour de nous (ou en nous) ce que l’on ne voit plus guère d’ordinaire. Laisser aussi émerger la simplicité cachée derrière l’étrange, que l’on aura ainsi apprivoisé. Et qui sait nous donner le droit et le  pouvoir d’exister pleinement au cœur de tout cela, « retrouvant » alors notre « humanité », cette humanité un peu trop tenue en réserve, au secret, derrière l’abri de nos masques cache-nez, cache-joues, cache-bouche.

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Témoignage d'André Glossinde sur sa rencontre avec Marcel Légaut

(Ecrit le 3 septembre 1977)

Comment ai-je pu rencontrer Légaut alors que j'étais perdu dans un petit village ?

De la manière la plus simple et la plus humaine. Un certain dimanche, c'était la fête dans un village voisin où ma femme avait des parents. Elle est allé danser sans son mari et s'est dénichée un jeune instituteur assez séduisant, que certains d'entre vous connaissent : Jean Chognot.C'était l'année où Bremond avait été reçu à l'Académie Française. J'avais lu "La poésie pure", "Prière et poésie" et cela m'avait donné l'envie de lire "L'histoire du sentiment religieux", mais mes finances ne me permettaient pas d'acheter actuellement ces volumes.

J'ai donc fait la connaissance de ce garçon. Histoire de meubler la conversation, on a échangé sur nos lectures et, en parlant de Bremond, il me dit :"Je connais quelqu'un qui pourrait vous prêter ces livres, je suis sûr qu'il les a". Il me donne une adresse : M. Marcel Légaut, professeur à l'université de Rennes. Jean Chognot avait fait partie du petit groupe que Légaut avait. réuni l'année où il était professeur à l'université de Nancy. C'était probablement l'année précédente.

J'ai envoyé une lettre, en m'excusant, sans faute d'orthographe, mais d'ailleurs cela n'aurait pas eu d'importance car Légaut ne les aurait pas vues. "Monsieur le Professeur, j'apprends que... Si vous pouviez m'envoyer l'un ou l'autre de ces livres, je vous en serais bien reconnaissant et je suis, bien entendu, prêt à vous payer la somme que vous m'indiquerez pour la location..."

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Le père René d’Ouince (Vendôme 2 août 1896 – Paris 21 décembre 1973)

Directeur des Études durant dix-sept ans (1935-1952), père spirituel du père Teilhard de Chardin, animateur discret et « camarade » du groupe de Marcel Légaut à la hauteur d’une vie, ce jésuite réservé, distingué, d’une exquise politesse, bienveillant avec un œil légèrement ironique, a laissé somme toute peu de traces. On le trouve, quasiment de la même génération que Marcel Légaut, en 1913, au moment où il quitte Poitiers pour le noviciat de Canterbury – les ordres religieux se sont installés à l’étranger du fait des tensions avec l’Église et des rejets de la République par l’Église, monarchiste à cette époque pour sa plus grande part. Il a fait la guerre de 14/18 : « J’y ai connu l’abrutissement de la veille et de l’effort physique et j’avais vingt ans »(1). René d’Ouince passe une licence de mathématiques, est ordonné prêtre en 1928. Il aurait dû être professeur de théologie, note son biographe(2), mais « le petit groupe d’intellectuels dont il fait partie était suspect » : depuis 1925, le groupe Légaut existe, et sans pouvoir en fixer la date, le père d’Ouince en fait très vite partie. On le retrouve durant l’année universitaire 1934/35 à la Catho de Paris comme professeur de dogmatique, puis comme supérieur des Jésuites et directeur de la revue des Études de 1935 à 1939, puis de 1945 à 1952. La césure de la guerre le trouve mobilisé, puis captif en Allemagne durant un an, libéré au titre d’ancien combattant de la guerre 1914/18. Il est incarcéré à Fresnes durant le carême de 1944 pour avoir fait fuir le père Fessard(3) recherché par la Gestapo. De 1952 à 1959, il exerce la fonction de supérieur de la rue de Sèvres puis, jusqu’à sa mort en 1973, il se trouve rue de Grenelle comme père spirituel. Animateur de retraites et de récollections, il s’intéresse au marxisme, à l’autorité et l’obéissance dans l’Église, à l’existentialisme et au sens de la liberté, à l’Index, aux questions morales posées par la guerre d’Algérie(4).

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