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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

    Edito octobre 2018

                                                                                                                        

     

     

          MEDITATION  D’UN « GÉONAUTE»*

     

     Marcel LEGAUT nous invite à  méditer à l’image de ce que l’on est, pense et dit. Sans atteindre son  niveau d’exigence élevé, j’ose partager avec vous  « Signes de foi ».  

     

                La planète est fragile et il est devenu nécessaire  que nous la « pansions » là où elle « souffre ». Pour s’assurer un avenir, l’humanité demande que nous pensions et expérimentions, là où c’est possible,  ce que pourrait être un nouvel art de vivre. 

     

    Plongé dans l’anthropocène (ère géologique actuelle appelée aussi « âge de l’homme ») qu’il a lui-même engendré, l’homme apparait plus fragile que jamais.

     

    Désormais des communautés d’intérêt puissantes et planétaires,  des organisations en « plateforme », des machines d’une performance jusqu’ici inégalée, etc…développent des  formes massives d’intelligence orientée. Ces formes actuelles d’exosomatisation** massives produites pour enrichir un nombre restreint de  bénéficiaires du  « capitalisme consumériste  « privent parfois l’homme de l’estime de soi, portent trop souvent atteinte à l’attention  qu’il manifeste  à l’autre et à sa capacité à vivre ensemble - et pour finir - amoindrissent désormais ses  facultés  de raisonnement.

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    Quelques nouvelles octobre 2018

     L’INTELLIGENCE DE SA MORT

     L’homme à la recherche de son humanité. Aubier- ChIV- p 72,73,74.

     L’amour et la paternité ne présentent pas dans leur progression spirituelle  des difficultés comparables à l’affirmation qui affronte la mort.

     Contrairement à l’amour et à la paternité qui promettent clairement dans l’euphorie du bonheur initial ce que l’homme aura à redécouvrir et à réaliser, d’ailleurs tout autrement, le long de sa vie par de rudes ascensions spirituelles, la mort n’est d’abord, quand on l’entrevoit concrètement pour soi, qu’un bloc dur et informe qui écrase et se tait. Sans être aidé ni même sollicité par quelque pente instinctive, l’homme doit recevoir et tirer uniquement de soi la lumière qui lui permettra de s’approprier la mort et de lui trouver le sens particulier qui, pour lui exclusivement, la transfigure.

     

                  HiverLumire
    La foi qui rend possibles les développements de l’amour conjugal, celle qui permet à la paternité de s’approfondir dans son originalité, exigent déjà une réelle intériorité. L’homme doit savoir dépasser quotidiennement ses impressions du moment où s’inscrive les évènements. Il lui faut surmonter ses fatigues et spécialement celles qui pèsent, sans qu’immédiatement il le sache, sur ses comportements, comme aussi les souffrances particulièrement aigües et envoûtantes qu’il ressent à l’égard de ceux qu’il aime ou en qui il doit croire. Cependant, les apaisements de l’intimité y aide pour l’ordinaire. Sans doute, lors de certains cas extrêmes, il lui faut se dépasser soi-même, s’affirmer désespérément dans la patience contre la violence qui monte en lui, affirmer son espérance contre tout espoir vraisemblable. Ne lui semble-t-il pas alors jouer son unique vie, qui chaque jour s’écoule sans retour, dans une partie perdue d’avance? La dépossession de soi exigée alors devient presque totale. Pourtant même dans ces conditions, la foi conjugale et la foi paternelle sont indirectement soutenues par l’élan vital, cette base charnelle de l’espérance. En effet, l’adulte se sent menacé de destruction définitive dans quelque aptitude essentielle de sa nature, quand il est tenté de nier l’amour ou la paternité qu’il a réellement connus, qu’il a intensément vécus. L’esprit et la chair elle-même reculent devant un tel gouffre, lorsque l’homme est suffisamment conscient de ce qui ainsi sombrerait en lui sous l’effet d’une telle négation. Jamais plus il ne saurait être père comme avant. L’absolu qu’il met consciemment ou non dans l’amour et la paternité s’écroulerait. Il ne pourrait en conserver que les fonctions finalement passagères. D’ailleurs celles-ci demeurent relativement superficielles et même souvent sont condamnées à être rapidement abandonnées quand les évènements y forcent ou même seulement y invitent.

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