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Actualités

Vers la source cachée

Psaumes pour notre temps

        LivrePsaumes Vingt-cinq siècles après leur rédaction, les psaumes de la Bible gardent toute leur actualité, car l’être humain n’a pas profondément changé. Il demeure aux prises avec mille obstacles sur la voie de son humanisation, tant personnelle que collective. Il lui faut affronter nombre de menaces, résister à une foule de sirènes aguichantes, faire front aux injustices et à la violence, prendre de plein fouet des coups inattendus, ne pas se laisser anesthésier par de fausses évidences, ni enchaîner par des vérités trompeuses.

L’auteur, Jacques Musset, s’adresse à des hommes et des femmes de la modernité présente. Les situations qu’il évoque ne sont plus celles du peuple juif il y a plus de vingt siècles, mais les nôtres où se jouent la valeur et le sens de nos existences. Car, croyants ou non, nous portons en nous une aspiration à plus d’humanité, plus de vérité, plus de justice, plus d’amour.

Edité chez Olivetan

14 € + port 4 €  (en librairie ou chez l’auteur 12, rue du Ballon – 44680 Ste Pazanne)

Edito janvier 2019

Le CA de L'Association Culturelle Marcel Légaut vous adresse ses meilleurs voeux pour une année riche en partages

AmourHumain1                                                                          mendiantNB.

Quelques nouvelles janvier 2019

                                                                                                                             

 

L’INTELLIGENCE DE SA MORT

 L’homme à la recherche de son humanité - ChIV :  p 77, 78. Aubier

 

 L’activité du souvenir transcende la mémoire (partie 2).

 

                Par cette recherche à laquelle contribue son être total, l’homme arrache ces événements au passé, il les ressuscite, il les relie et les amalgame d’autant plus complètement à son présent qu’aidé par une vie fidèle et lucide, il y a mieux l’intelligence sans refus inconscients de son histoire intime, la reconnaît pour ce qu’elle est et en accepte les conséquences sans restriction. Dans la mesure où il n’a pas dévié de sa ligne fondamentale, il atteint une compréhension plus profonde de son présent à travers ce que fut la préparation proche ou lointaine. Son présent se trouve illuminé et vivifié par cette fructification de son passé.

 

               GivreSuze L’activité spirituelle qui donne naissance à ce renouvellement du passé est d’autant plus originale qu’elle doit moins à l’imagination ou au raisonnement. Elle sourd de l’homme un peu au-dessous de la zone où la conscience et la volonté opèrent dans la clarté. Elle jaillit de lui comme une inspiration qui le visite suivant son mode et à  son heure. Elle est invention; invention d’autant plus nécessaire que la substance à manifester est plus riche et par suite plus enveloppée, qu’elle intéresse  plus directement l’essentiel. Malgré qu’il n’en ait pas eu directement l’initiative, l’homme est responsable de ce que cette invention lui apporte. Par elle, il est jugé sur ce qu’il est et manifesté dans ce qu’il est.

 

                En particulier, l’homme comprend mieux l’origine, l’importance et la portée de ses fautes lorsqu’il les replace ainsi dans l’ensemble de sa vie. Elles lui paraissent les détours, presque inévitables pour lui, du chemin à suivre qu’il avait pour devenir ce qu’il devait être. Elles se montrent conséquences de ce qu’il étaient plus encore que ce qu’il voulait. Sous ce jour, elles deviennent finalement des occasions indispensables pour lui, quoique objectivement non nécessaires, de croissance spirituelle. Elle reçoivent ainsi en partie du moins, et parfois totalement, une singulière justification, véritable absolution. Les plus lourdes (ce sont aussi les moins évitables) lui apparaissent les plus irremplaçables pour sa maturation humaine, car elles prennent origine et l’atteignent en des profondeurs qu’autrement il n’aurait su ni sonder, ni reconnaitre comme siennes.

 

                Ainsi, au-delà des événements et des états qu’il a vécus, par la médiation de souvenirs qui, tirant leur puissance de rénovation de son fonds, recréent en quelque manière son passé et lui donne quelque valeur par une sorte de rédemption, l’homme découvre peu à peu la ligne fondamentale de ses jours. Leur sens, leur raison d’être lui apparaissent, en ces heures claires, de façon assurée et si plénière qu’il ne pourrait y renoncer sans se renoncer lui-même. Plus il y adhère et y correspond, plus il pressent en lui du stable et du définitif. Son existence, à travers les phases successives de sa vie, qui apparaissent puis disparaissent, prend consistance. Sous la trame du temps, elle laisse entrevoir sa durée. Tout immergé qu’il est dans le mouvant et le transitoire, l’homme approche de son être autant que cela lui est possible.

 

Edito Décembre 2018

 Variations sur « lire, écrire et penser »

 

        Il aura tenu la plume jusqu’à ce qu’elle lui tombe des mains ;  ce qui survint dans la gare des bus, en Avignon, au retour d’ultimes  rencontres en Suisse. Trente ans déjà ! C’était hier. 

 

      La page « Pourquoi écrire ? », annexée à la fin de son dernier ouvrage,  Vie spirituelle et modernité, témoigne de cette détermination, qu’il eût nommée « persévérance ».

 Ce 6 novembre 1990, en effet, il lui fallait encore un an pour parachever l’ensemble. Incertain du lendemain, il m’avait dit en septembre : « Vous le publierez  ». De quoi s’agissait-il dans ce livre ? De rencontrer le « malaise » de  nombre d’adultes chrétiens. 

       Au CotMLTHrseNBMêlée aux liasses du manuscrit  qui me furent remises en ces jours, cette page était-elle un   projet de préface ou bien de postface ?  Avec cette esquisse en forme de  variations et fugue sur  «  lire, dire, écrire et penser » – l’auteur  revenait au thème central de   l’œuvre de sa vie : la foi, « pierre angulaire de notre humanité ». (voir L’homme à la recherche de son humanité,  chap. 1)

       Mystérieux feuillet où l’auteur manifeste comment se négocie l’élan vers le « mieux penser ». Des  jugements stricts, tempérés, délimités en quelques mots tels -  « peu, parfois, beaucoup », « souvent, pas à toute heure », signent un choix fondamental. Comme il  l’écrivait jadis dans une lettre à G. Thibon,  sa pensée n’est pas binaire (0/1 ou bien, vrai/faux), mais soumise à nuances et gradation. Non par virtuosité littéraire – « le pinceau chinois », que croyait pouvoir admirer  le  père F. Varillon,  mais  plutôt par  recherche  d’authenticité. 

 

       Lire peu et vraiment. Ne pas se soustraire à l’appel qui monte de certains  textes. Ecrire, moins pour progresser dans la découverte, que pour ne pas reculer devant le risque des mises en question.  Il y faut une liberté et un courage  qu’il  nomme « l’énergie qui nous fait penser ». La formule est superbe… Car ce qui se donne à penser ici, c’est la foi, au sens où lui l’entend, celle qui prend toute la vie.

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Topos des Granges de Lesches

Les topos  des Granges de Lesches  durant les étés 1958 à 1961

 

 Notre ami Xavier Huot, qui depuis des années engrange la mémoire sans fond (!) des conférences de Marcel Légaut  avec une patience et une minutie de bénédictin, vient de publier «  Les topos des Granges de Lesches des années 1958 à 1961 ». Il y en a une quarantaine. La suite est en chantier. Ils ont été prononcés par Légaut durant les périodes d’été où ses « camarades », hommes et femmes, montaient aux Granges pour  se ressourcer mutuellement dans l’ambiance communautaire qu’ils avaient créée avant la guerre. L’été n’était pas la saison où Légaut était le plus disponible pour partager avec ses amis  à cause du travail harassant qui lui mangeait ses journées. Toutefois les dimanches après-midi et les jours de pluie, il se rendait disponible. Il choisissait les sujets de ses topos ou il répondait aux demandes de ses camarades. Au cours des mois de juillet et août, il  faisait de huit à dix topos suivis d’échanges. Légaut n’était pas seul à prendre  la parole au cours des semaines. C’est dire l’intense fermentation spirituelle qui régnait à l’époque dans ce bout du monde de la Drôme.  On réfléchissait sur tous les sujets, on discutait,  on interrogeait, on objectait. Ce dont Légaut parlait était le résultat de sa réflexion et de sa méditation personnelle durant l’automne, l’hiver et le printemps.

ToposDesGranges La lecture de ces topos de Légaut m’a beaucoup passionné et impressionné. Pour avoir lu à partir de 1970, début de la parution de ses trois grands livres, non seulement ces ouvrages mais les suivants où il a sans cesse décliné et approfondi les contenus jusqu’à sa mort en 1990,  j’ai été heureux de trouver dans ses topos de 1958 à 1961 sa pensée future en gestation et mûrissement. En ces années, quinze à vingt ans après son enracinement aux Granges, il est arrivé à une maturation humaine et spirituelle exceptionnelle, fruit d’un long cheminement mais qui s’est activée depuis 1940 dans le désert et la solitude des Granges. C’est dans ce creuset que s’est élaborée ce qu’il appelait sa trilogie, parue de 1970 à 1974 : « L’homme à la recherche de son humanité », « Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du Christianisme », « Mutation de l’Eglise et conversion personnelle ».

 Dans ses topos, dix ans avant la publication de ces ouvrages majeurs,  on trouve déjà les lignes de force de sa démarche ainsi que le vocabulaire singulier qu’il emploie pour la désigner.  Apparaissent et sont même déjà bien affermies les notions suivantes qui sont comme l’ossature de sa pensée :   foi en soi et carence d’être,  général et universel, prise en charge personnelle de sa propre existence,  activité créatrice base de l’appropriation de son vécu, importance de la fidélité,  prise  de conscience de sa grandeur humaine, nécessité de la relecture de sa vie pour en découvrir le sens,  le prochain, paternité et filiation spirituelle, mission et fonction, réflexion sur l’échec,  distinction entre faute et péché, foi et idéologie, inspiration et révélation,  l’importance de la recherche et du questionnement permanents sans tabou ni  a priori,  sa mort à vivre comme le sceau posé sur son existence en maturation permanente, Dieu comme présence intérieure, la prière comme activité écoutante, Jésus à découvrir par ce que l’on perçoit de son humanité et non à partir de doctrines dogmatiques,  religion d’autorité et religion d’appel, la communauté de foi, l’essentiel et l’indispensable, l’accomplissement spirituel...

 Quand je pense aux conditions de vie difficile dans lesquelles  sa pensée s’est forgée à partir  de l’expérience intérieure qu’il vivait en profondeur et du regard de lucidité qu’il portait sur les évolutions de la société et de l’Eglise,  je vois mieux que Légaut avait une stature hors du commun pour avoir creusé son sillon avec une liberté et une fidélité qui ne s’est jamais démentie, même aux heures incertaines.

 Tout être humain qui a suffisamment vécu  s’interroge sur ses racines pour découvrir  les terres dans lesquelles sa vie a surgi et s’est enracinée. Cela vaut pour ses racines familiales et éducatives, autant que pour les racines de sa vie spirituelle. En nous mettant entre les mains la réflexion vivante de l’homme et du chrétien Légaut des années 1958-1961, Xavier Huot nous plonge dans le terreau spirituel d’où est sortie son oeuvre.  Il a fallu à celui qui a été et demeure notre père spirituel et celui de  dizaines de milliers de personnes une très longue maturation  intime. Fils spirituel de cet homme,  j’en  suis très ému.  C’est pour moi un stimulant : l’aventure spirituelle de chacun  est un mouvement  sans fin d’humanisation à travers situations et événements qu’il traverse, quels qu’ils soient. C’est aussi un encouragement : au fur et à mesure que les années passent, celui qui  s’efforce comme Légaut de s’approprier son vécu pour devenir lui-même expérimente qu’il a trouvé sa voie propre. Merci infiniment , Marcel Légaut, de nous montrer le chemin.

 

 Jacques Musset

 

Ce cahier peut être commandé au secrétariet de l'ACML : Françoise Servigne, 407, avenue de la Libération, 77350 - Le Mee-sur-Seine tél 01.60.68 49 91 ou 06 62 57 65 11 Prix 15 euros

 

 

 

Edito octobre 2018

                                                                                                                    

MEDITATION  D’UN « GÉONAUTE»*

 

 Marcel LEGAUT nous invite à  méditer à l’image de ce que l’on est, pense et dit. Sans atteindre son  niveau d’exigence élevé, j’ose partager avec vous  « Signes de foi ».  

 

            La planète est fragile et il est devenu nécessaire  que nous la « pansions » là où elle « souffre ». Pour s’assurer un avenir, l’humanité demande que nous pensions et expérimentions, là où c’est possible,  ce que pourrait être un nouvel art de vivre. 

 

Plongé dans l’anthropocène (ère géologique actuelle appelée aussi « âge de l’homme ») qu’il a lui-même engendré, l’homme apparait plus fragile que jamais.

 

Désormais des communautés d’intérêt puissantes et planétaires,  des organisations en « plateforme », des machines d’une performance jusqu’ici inégalée, etc…développent des  formes massives d’intelligence orientée. Ces formes actuelles d’exosomatisation** massives produites pour enrichir un nombre restreint de  bénéficiaires du  « capitalisme consumériste  « privent parfois l’homme de l’estime de soi, portent trop souvent atteinte à l’attention  qu’il manifeste  à l’autre et à sa capacité à vivre ensemble - et pour finir - amoindrissent désormais ses  facultés  de raisonnement.

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Comment notre monde à cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Paris : seuil,2018,284p., 21Euros

      En France, en 1872, 98 % des 36 millions d'habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l'État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l'on ait réfléchi à cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l'Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l'épiscopat estime qu'un tiers d'une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de... 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s'interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s'attache aux Matériaux pour l'histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l'Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l'urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la 111e République, voire, au XVIlle siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « oeuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l'attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s'en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés» (p. 84).  

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Marcel Légaut un témoin pour le 21ème siècle

 

 Actes de la journée d’études sur Marcel Légaut

Les actes de la journée d’études sur Marcel Légaut, préfacés par Jean-Claude Guillebaud, sont disponibles, sous le titre de « Marcel Légaut Un témoin pour le 21ème siècle » par les éditions du Temps présent.

Nombre d’anciens s’expriment là sur les auteurs qui ont accompagné Légaut (Guy Lecomte), sur la nourriture spirituelle apportée par lui (J.Y Bellay, Jacques Musset), sur ce lieu de rencontre qu’est Mirmande (Françoise Servigne)... Le contexte dans lequel Marcel Légaut a vécu est scrupuleusement pesé dans l’intervention d’Etienne Fouilloux qui examine les destinées de Jacques Chevalier, Garric et Marcel Légaut, celle de Joseph Thomas avec le cas de Le Roy, professeur au Collège de France mis à l’index. La présence des membres du groupe Légaut est mise en scène avec Marie-Thérèse Perrin (Dominique Lerch), tandis que Domingo Melero situe le défi socratique de Légaut en Espagne. Avec Quelques Nouvelles, on dispose d’un outil précieux pour

couverture ML

la connaissance du groupe (Antoine Girin). Une des rares interventions de Marcel Légaut, dans Le Monde est analysée par Serge Couderc, tandis que des aspects plus opératoires (foi en soi et carence d’être ou l’ouverture à l’Orient) sont pesés par Thérèse de Scott et Bernard Lamy, chacun à sa manière. Jean Philippe Légaut et Francis Bonnefous  concluent cette journée, dont les actes sont maintenant disponibles.

                                                                                                                                  Dominique Lerch

Prières d'homme en espagnol

L'AML d'Espagne vient de publier et d'envoyer à ses abonnés la seconde édition de Plegarias de hombre (Prières d'homme). Pour commander, veuillez vous adresser à Pedro León, secrétaire de l'AML (email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Le prix d'un exemplaire incluant l'envoi postal est de 12 €. Nous joignons plus bas une brève présentation rédigée par Domingo Melero, traducteur et responsable de cette édition:

GoyaOracion en el Huerto 2Cette édition de Pd'h possède quatre caractérisitques. Premièrement (comme dans les éditions antérieures) ont été réunis en un seul texte les préfaces des deux éditions de Aubier 1978 et 1984. Légaut approuva l'idée de récupérer les douze paragraphes supprimés et remplacés par douze autres en 1984 (Voir l'explication aux pages 106 et ss de cette édition). Deuxièmement (comme dans l'édition antérieure) ont été  inclus les textes de prière utilisés par Légaut durant les dernières années de sa vie et donc absentes dans l'édition de 1984 (voir les prières X et XI: "Très haut amour..." et "Vie et mort de Jésus..."). Troisièmement, la grande nouveauté est l'ajout de la version française des prières de 1984 (la dernière édition) ayant pour but de présenter en 58 notes, les variantes les plus significatives issues de la comparaison de cette version avec les quatre versions précédentes publiées en feuillets ou en livre à partir de 1972 (voir pp. 63-90). Essai d'édition critique, ces notes, même si elles contiennent peu de commentaires interprétatifs, montrent des changements très révélateurs quant à une meilleure intelligence du travail d'expression de Légaut ( voir par exemple, les notres 7, 8 et 17). À la fin de cette section, la version des prières de 1969-70 inclut quatre premiers paragraphes qui sont particulièrement réussis et caractéristiques de Légaut ([1]).  Finalement, le livre se termine avec un essai rédigé par Domingo Melero tant sur les idées de Légaut concernant la  prière que sur les textes de prière eux-mêmes. Cet essai a aussi été modifié et nous l'espérons amélioré à l'occasion de cette nouvelle édition. ([2]).

Pour voir les autres livres de Légaut traduits et édités en espagnol par l'AML, se référer à la page web suivante: http://www.marcellegaut.org/?id=libros&tit=Libros



[1] Pour l'élaboration de cette comparaison des 5 versions des prières, l'éditeur a pu compter sur l'aide de Serge Couderc.

[2] Voir la version en langue française du site web de l'AML.

Prier 15 jours avec Marcel Légaut

Pourquoi ce livre :  Prier 15 jours avec Marcel Légaut ? 

Le 30 mars 2017, sort en librairie cet ouvrage (disponible également auprès de l’ACML) auquel je pensais depuis de longues années. C’est pour moi une dette de reconnaissance envers Marcel Légaut, pour tout ce qu’il a été pour moi dans mon itinéraire de chrétien et de prêtre. Je l’ai découvert en 1991, grâce à deux livres envoyés par un ami alors que j’étais coopérant au Tchad : Patience et passion d’un croyant, Intériorité et engagement. Ils laissèrent sur moi une impression profonde d’unité, de cohérence, de force dans la pensée, de radicalité dans la vision d’un christianisme ancré dans la connaissance de Jésus. Marcel Légaut m’a accompagné durant mon séminaire, j’ai travaillé sur lui pour rédiger mon mémoire de maîtrise sur l’Eglise dans sa pensée, sous la direction de Hervé Legrand, qui n’aimait pas Légaut.

Prier15joursMLJe pensais donc à ce livre depuis plusieurs années, car après avoir travaillé théologiquement sur Légaut, je voulais mettre en lumière ce qui m’a au fond le plus apporté chez lui : le fait qu’il est un éveilleur et un maître spirituel, que sa foi profonde appelle à un cheminement jamais terminé. Il me semble que c’est une bonne approche pour transmettre son œuvre aux générations qui ne connaissent pas Légaut.

La petite collection « Prier 15 jours » a de nombreux avantages : elle est largement reconnue par un public intéressé par les questions spirituelles. Elle existe depuis de longues années, elle est bien présente dans les librairies religieuses et les meilleurs volumes demeurent de longues années après leur publication dans les rayons. Je pense qu’elle permettra à des personnes nouvelles de rencontrer Légaut. J’ai conçu ce petit volume, qui a un format léger (120 pages), dans cet esprit : le faire découvrir tout en permettant de vivre un itinéraire spirituel à sa suite et à sa manière. Il ne s’agit donc pas d’une découverte intellectuelle, mais d’une proposition pour entrer dans la compréhension intérieure de Légaut, et pourquoi pas ensuite, de continuer à le fréquenter.

Je suis donc heureux que le CA de l’ACML m’ait relancé il y a quelques mois pour écrire ce livre et que la direction littéraire des éditions Nouvelle Cité ait tout de suite accepté que Marcel Légaut entre dans leur collection. Il y avait clairement sa place.

Père Dominique Barnérias, diocèse de Versailles.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au prix de 12,90 € en librairie ou au secrétariat de l’A.C.M.L. :

Françoise Servigne - 407 avenue de la Libération - 77350  Le Mée-sur-Seine – France –

01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.