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Actualités

Edito mai 2019

   « DECOUVRE QUEL SILENCE T'ENVELOPPE... »

  Parfois mes méditations d'hiver me poussent sur un versant mélancolique, m'amenant à me

 faire à moi-même quelque aveu brutal. Ainsi, par exemple, je me dis que de Marcel Légaut, ne

  l'ayant pas rencontré  de vivo  je ne connais avant tout, au plus profond de moi, que l'absence et le

 silence  (le sien,le mien), même si je « fréquente » nombre de ses amis et compagnons d'aventure

 (Aventure), ou qu'il m'arrive de le « rencontrer » dans les écrits qu'il nous a laissés. Dans leur

  lecture.          

 Et pourtant, me dis-je aussi, grâce au dynamisme de certains d'entre nous, nous avons

 toujours à notre disposition de fort nombreux documents de Marcel Légaut  (textes, ou

 conversations retranscrites), et ceux-ci n'attendent que leurs lecteurs, comme une présence

 bienveillante de leur auteur, une invitation à entrer dans la réflexion qu'il a longuement soutenue, et

 à la prolonger par la nôtre propre, au fil de la vie. Dans ce contexte où nous nous inscrivons, nous

 Association culturelle Marcel Légaut, nous privilégions la parole échangée entre nous, la

 « rencontre » qui permet de « se dire ». Etant moi-même engagée dans cette démarche, et mon

 édito vient en témoigner, d'où me vient alors ce mouvement « antagoniste » que je ressens, que je

 pourrais résumer ainsi : plutôt que présence et parole, plutôt silence et absence ? Pourquoi tant

 m'attrister ?

 Est-ce qu'il me manquerait quelque chose, un je ne sais quoi que je n'aurai (peut-être) pas

 (encore) atteint d'aventure … ? Alors, en écrivant ces mots m'est venue une idée, celle de

 « m'adresser » à Marcel Légaut malgré tout, aujourd'hui-même, non, pas idée, mais nécessité.

 MAIS enfin qui êtes-vous donc, là, Marcel Légaut ? Qu'auriez-vous eu envie de me dire,  si nous nous étions connus ? 

M'auriez-vous dit quelque chose, à moi, personnellement ? Quelque chose dont je me souviendrais encore, un peu comme un dépôt « sacré »,

ou bien comme un appel à faire fructifier un talent que vous m'auriez fait entrevoir, tâche à laquelle je me serais ou

 non employée depuis, ou bien, tout autrement, comme une confirmation de mon être profond, ou

 encore, comme un « choc » de vie qui amène à tout repenser ?

 MAIS si cela était votre présence, surtout, voire votre silence, qui m'aurait fait signe ?

 Car vous seriez peut-être resté simplement silencieux ?  D'un silence « habité » (j'entends, si l'on peut dire) et peut-être bien plus long qu'une phrase de 12 lignes...

D'un silence « partagé », en présence de, « entre »... D'un silence qui par lui-même « parlerait » parce que partagé, ou qui tout simplement me ferait me tenir

en deçà de toute parole, ou au delà... ?

 Silence qui se jouerait du temps, où percerait malgré tout une présence, l'absence serait rendue « légère » ? 

Et ce serait comme un matin de printemps ce travail du silence qui serait à l'œuvre et accompagnerait, en le précédant, le « travail de la foi » lui-même ...

                                                                              Anne Seval

 

Paysageneige

 

Quelques nouvelles mai 2019

L’HOMME À LA RECHERCHE DE SON HUMANITÉ.

ChIV : L’INTELLIGENCE DE SA MORT  / Sous-Chapitre II , 8 et 9ème sous-titres:

 

 « L'intelligence de sa vie prépare celle de sa mort » ( p 83. Aubier)

 

Ainsi, l'homme entrevoit le terme de son long chemin déjà inscrit en lui comme en filigrane dès son départ. Sa mort elle-même lui apparaît peu à peu dans son originalité propre. Il en comprend la nécessité non pas biologique mais spirituelle, d'autant mieux que, saisissant le sens profond de son existence, il découvre que celle-ci exige de lui pour s'accomplir une dépossession de soi toujours plus totale. Dépossession de soi et intelligence de « sa mort » grandissent ensemble. Elles s'aident à s'établir en lui. Sa mort est ainsi pour lui plus que la mort. Nul autre ne saurait mourir de cette mort. Elle est sa mort ; elle lui est essentielle. Sans doute comme toutes les morts elle brisera son corps. Elle pourra le submerger et le défigurer aux yeux de ceux qui ne voient que les apparences. Cependant, elle sera l'aboutissement de son existence. Grâce à son cheminement spirituel, il n'ignore pas que sans elle il ne saurait s'atteindre dans sa totalité, là où la vie fait encore écran par les distractions et les préoccupations qu'elle impose. Il n'ignore pas qu'il portera, par elle, le fruit qui se formait lentement en lui et qui autrement ne serait pas parvenu à maturité.

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Edito avril 2019

Marcel Légaut, John Shelby Spong,  Joseph Moingt

Convergences

 Trois témoins du christianisme contemporain

 

Dans les cinquante dernières années, ces hommes sans se rencontrer ont perçu avec acuité combien les Eglises chrétiennes avaient perdu  de leur crédibilité aux yeux d’une partie  importante de leurs fidèles, à cause de leur doctrine, de leur morale et de leur fonctionnement figés dans un passé révolu. Et le phénomène n’a fait que s’amplifier depuis.

 

 Dès 1970, dans la revue des « Etudes », Marcel Légaut  écrit un article remarqué, « La passion de l’Eglise », prélude à une douzaine de livres à la fois critiques de l’évolution de son Eglise et appelant à sa « mutation ».

 

 Le second, John Shelby Spong,  âgé actuellement de 87 ans n’est connu en France que depuis quelques années. Cet ancien évêque anglican des Etats-Unis ne cesse depuis 1973 de dénoncer en de nombreux ouvrages la dérive mortelle du  fondamentalisme dans la lecture de la Bible. En même temps  il oeuvre de toutes ses forces au service d’un christianisme croyable par nos contemporains.

 

 Le troisième est le théologien jésuite Joseph Moingt âgé de 103 ans.  Lui aussi constate depuis longtemps la crise de crédibilité de l’Eglise catholique dans le monde actuel. Ses derniers livres, et notamment le tout dernier, invitent à prendre conscience de ses causes lointaines. Elles datent du temps où  la voie évangélique s’est transformée en religion.

 

 Leurs convergences  pour un christianisme crédible

 

Pourquoi les évoquer tous les trois ensemble en  2019 ?  C’est que leur lucidité  sur la situation du christianisme contemporain n’a fait que se confirmer. Et elle oblige chaque chrétien et chaque communauté chrétienne qui ne font pas la politique de l’autruche à se déterminer en conscience  et librement sur leur héritage chrétien, à l’actualiser et à lui donner corps à notre époque.

 

Marcel Légaut qui nous a quittés il y a vingt neuf ans nous a laissé une réflexion et une démarche  décapante mais vivifiante dans ses deux derniers ouvrages qui sont comme son testament :  « Un homme de foi et son Eglise » (DDB 1988) et « Vie spirituelle et modernité ». (Centurion/Duculot, 1992). Ils  n’ont rien perdu de leur actualité.

 

Le dernier livre de John Shelby Spong vient d’être traduit aux éditions Karthala ( février 2019). Il est intitulé : « Pour un christianisme d’avenir » avec comme sous-titre : « Ni les anciens credo, ni la Réforme ne peuvent aujourd’hui susciter une foi vivante. Pourquoi ? ». Ses propos sont un décapage salutaire pour qui s’efforce de repenser la voie évangélique dans la culture actuelle.

 

 Enfin,  Joseph Moingt a  publié en octobre 2018  « L’esprit du christianisme » (Temps présent). C’est un très grand livre. Il y montre comment, de la « prédication évangélique », écho des enseignements et de la pratique de Jésus, on a fait à partir du 3ème siècle un système religieux avec ses évêques, son fonctionnement clérical, son orthodoxie et son langage rituel inspiré de la liturgie juive. Doutant d’un déverrouillage  de cette situation  dans l’Eglise catholique, il lance un vigoureux appel aux laïcs à s’auto-animer et à témoigner de la liberté et fraternité évangélique. 

 

On ne peut que noter la convergence des analyses et des appels des trois témoins, qui d’ailleurs ne sont pas les seuls.  Pour les avoir lus attentivement et y avoir trouvé lumière et encouragement, je ne peux que vous inviter à vous y plonger vous-même personnellement et/ou en groupe.  Le renouvellement d’un christianisme évangélique inspiré par la manière de vivre de Jésus appelle réflexion et engagement de nos propres existences pour un monde plus humain.  Nos trois auteurs  stimulent notre lucidité, notre vigilance et notre responsabilité.

 

 

Jacques Musset

 

Vagues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edito mars 2019

                                                                     Printemps  en vue !

 

Nous voici de nouveau invités  à (re)naître à nous-mêmes et à nous laisser transformer :
« Si le pommier ne fleurit pas en vous, il n’y a pas de printemps » (Jean Sulivan)
S’il n’y a pas en vous  puissance de re-surrection, Jésus n’est pas ressuscité.

FleurprintempsL’activité spirituelle ne se réduit pas à suivre un code de simple moralité. Le message des religions peut certes aider le monde à se maintenir dans une conscience éveillée.  Mais dans l’activité  spirituelle, (d’après Marcel Légaut, dans son dernier livre Vie Spirituelle et modernité p.234), chacun œuvre pour son accomplissement humain selon les motions et  les exigences qui montent en lui tel qu’il est. La vie spirituelle, c’est faire l’expérience de la Présence du divin en tout ;  c’est prendre conscience  que l’amour du prochain et l’amour de Dieu ne font qu’un ; c’est consentir au réel, précieux et cruel à la fois ; c’est tout prendre : « l’innommable souffrance des hommes et la rutilante merveille de la vie » (Christiane Singer)

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Vers la source cachée

Psaumes pour notre temps

        LivrePsaumes Vingt-cinq siècles après leur rédaction, les psaumes de la Bible gardent toute leur actualité, car l’être humain n’a pas profondément changé. Il demeure aux prises avec mille obstacles sur la voie de son humanisation, tant personnelle que collective. Il lui faut affronter nombre de menaces, résister à une foule de sirènes aguichantes, faire front aux injustices et à la violence, prendre de plein fouet des coups inattendus, ne pas se laisser anesthésier par de fausses évidences, ni enchaîner par des vérités trompeuses.

L’auteur, Jacques Musset, s’adresse à des hommes et des femmes de la modernité présente. Les situations qu’il évoque ne sont plus celles du peuple juif il y a plus de vingt siècles, mais les nôtres où se jouent la valeur et le sens de nos existences. Car, croyants ou non, nous portons en nous une aspiration à plus d’humanité, plus de vérité, plus de justice, plus d’amour.

Edité chez Olivetan

14 € + port 4 €  (en librairie ou chez l’auteur 12, rue du Ballon – 44680 Ste Pazanne)

Topos des Granges de Lesches

Les topos  des Granges de Lesches  durant les étés 1958 à 1961

 

 Notre ami Xavier Huot, qui depuis des années engrange la mémoire sans fond (!) des conférences de Marcel Légaut  avec une patience et une minutie de bénédictin, vient de publier «  Les topos des Granges de Lesches des années 1958 à 1961 ». Il y en a une quarantaine. La suite est en chantier. Ils ont été prononcés par Légaut durant les périodes d’été où ses « camarades », hommes et femmes, montaient aux Granges pour  se ressourcer mutuellement dans l’ambiance communautaire qu’ils avaient créée avant la guerre. L’été n’était pas la saison où Légaut était le plus disponible pour partager avec ses amis  à cause du travail harassant qui lui mangeait ses journées. Toutefois les dimanches après-midi et les jours de pluie, il se rendait disponible. Il choisissait les sujets de ses topos ou il répondait aux demandes de ses camarades. Au cours des mois de juillet et août, il  faisait de huit à dix topos suivis d’échanges. Légaut n’était pas seul à prendre  la parole au cours des semaines. C’est dire l’intense fermentation spirituelle qui régnait à l’époque dans ce bout du monde de la Drôme.  On réfléchissait sur tous les sujets, on discutait,  on interrogeait, on objectait. Ce dont Légaut parlait était le résultat de sa réflexion et de sa méditation personnelle durant l’automne, l’hiver et le printemps.

ToposDesGranges La lecture de ces topos de Légaut m’a beaucoup passionné et impressionné. Pour avoir lu à partir de 1970, début de la parution de ses trois grands livres, non seulement ces ouvrages mais les suivants où il a sans cesse décliné et approfondi les contenus jusqu’à sa mort en 1990,  j’ai été heureux de trouver dans ses topos de 1958 à 1961 sa pensée future en gestation et mûrissement. En ces années, quinze à vingt ans après son enracinement aux Granges, il est arrivé à une maturation humaine et spirituelle exceptionnelle, fruit d’un long cheminement mais qui s’est activée depuis 1940 dans le désert et la solitude des Granges. C’est dans ce creuset que s’est élaborée ce qu’il appelait sa trilogie, parue de 1970 à 1974 : « L’homme à la recherche de son humanité », « Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du Christianisme », « Mutation de l’Eglise et conversion personnelle ».

 Dans ses topos, dix ans avant la publication de ces ouvrages majeurs,  on trouve déjà les lignes de force de sa démarche ainsi que le vocabulaire singulier qu’il emploie pour la désigner.  Apparaissent et sont même déjà bien affermies les notions suivantes qui sont comme l’ossature de sa pensée :   foi en soi et carence d’être,  général et universel, prise en charge personnelle de sa propre existence,  activité créatrice base de l’appropriation de son vécu, importance de la fidélité,  prise  de conscience de sa grandeur humaine, nécessité de la relecture de sa vie pour en découvrir le sens,  le prochain, paternité et filiation spirituelle, mission et fonction, réflexion sur l’échec,  distinction entre faute et péché, foi et idéologie, inspiration et révélation,  l’importance de la recherche et du questionnement permanents sans tabou ni  a priori,  sa mort à vivre comme le sceau posé sur son existence en maturation permanente, Dieu comme présence intérieure, la prière comme activité écoutante, Jésus à découvrir par ce que l’on perçoit de son humanité et non à partir de doctrines dogmatiques,  religion d’autorité et religion d’appel, la communauté de foi, l’essentiel et l’indispensable, l’accomplissement spirituel...

 Quand je pense aux conditions de vie difficile dans lesquelles  sa pensée s’est forgée à partir  de l’expérience intérieure qu’il vivait en profondeur et du regard de lucidité qu’il portait sur les évolutions de la société et de l’Eglise,  je vois mieux que Légaut avait une stature hors du commun pour avoir creusé son sillon avec une liberté et une fidélité qui ne s’est jamais démentie, même aux heures incertaines.

 Tout être humain qui a suffisamment vécu  s’interroge sur ses racines pour découvrir  les terres dans lesquelles sa vie a surgi et s’est enracinée. Cela vaut pour ses racines familiales et éducatives, autant que pour les racines de sa vie spirituelle. En nous mettant entre les mains la réflexion vivante de l’homme et du chrétien Légaut des années 1958-1961, Xavier Huot nous plonge dans le terreau spirituel d’où est sortie son oeuvre.  Il a fallu à celui qui a été et demeure notre père spirituel et celui de  dizaines de milliers de personnes une très longue maturation  intime. Fils spirituel de cet homme,  j’en  suis très ému.  C’est pour moi un stimulant : l’aventure spirituelle de chacun  est un mouvement  sans fin d’humanisation à travers situations et événements qu’il traverse, quels qu’ils soient. C’est aussi un encouragement : au fur et à mesure que les années passent, celui qui  s’efforce comme Légaut de s’approprier son vécu pour devenir lui-même expérimente qu’il a trouvé sa voie propre. Merci infiniment , Marcel Légaut, de nous montrer le chemin.

 

 Jacques Musset

 

Ce cahier peut être commandé au secrétariet de l'ACML : Françoise Servigne, 407, avenue de la Libération, 77350 - Le Mee-sur-Seine tél 01.60.68 49 91 ou 06 62 57 65 11 Prix 15 euros

 

 

 

Comment notre monde à cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Paris : seuil,2018,284p., 21Euros

      En France, en 1872, 98 % des 36 millions d'habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l'État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l'on ait réfléchi à cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l'Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l'épiscopat estime qu'un tiers d'une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de... 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s'interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s'attache aux Matériaux pour l'histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l'Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l'urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la 111e République, voire, au XVIlle siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « oeuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l'attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s'en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés» (p. 84).  

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Marcel Légaut un témoin pour le 21ème siècle

 

 Actes de la journée d’études sur Marcel Légaut

Les actes de la journée d’études sur Marcel Légaut, préfacés par Jean-Claude Guillebaud, sont disponibles, sous le titre de « Marcel Légaut Un témoin pour le 21ème siècle » par les éditions du Temps présent.

Nombre d’anciens s’expriment là sur les auteurs qui ont accompagné Légaut (Guy Lecomte), sur la nourriture spirituelle apportée par lui (J.Y Bellay, Jacques Musset), sur ce lieu de rencontre qu’est Mirmande (Françoise Servigne)... Le contexte dans lequel Marcel Légaut a vécu est scrupuleusement pesé dans l’intervention d’Etienne Fouilloux qui examine les destinées de Jacques Chevalier, Garric et Marcel Légaut, celle de Joseph Thomas avec le cas de Le Roy, professeur au Collège de France mis à l’index. La présence des membres du groupe Légaut est mise en scène avec Marie-Thérèse Perrin (Dominique Lerch), tandis que Domingo Melero situe le défi socratique de Légaut en Espagne. Avec Quelques Nouvelles, on dispose d’un outil précieux pour

couverture ML

la connaissance du groupe (Antoine Girin). Une des rares interventions de Marcel Légaut, dans Le Monde est analysée par Serge Couderc, tandis que des aspects plus opératoires (foi en soi et carence d’être ou l’ouverture à l’Orient) sont pesés par Thérèse de Scott et Bernard Lamy, chacun à sa manière. Jean Philippe Légaut et Francis Bonnefous  concluent cette journée, dont les actes sont maintenant disponibles.

                                                                                                                                  Dominique Lerch

Prières d'homme en espagnol

L'AML d'Espagne vient de publier et d'envoyer à ses abonnés la seconde édition de Plegarias de hombre (Prières d'homme). Pour commander, veuillez vous adresser à Pedro León, secrétaire de l'AML (email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Le prix d'un exemplaire incluant l'envoi postal est de 12 €. Nous joignons plus bas une brève présentation rédigée par Domingo Melero, traducteur et responsable de cette édition:

GoyaOracion en el Huerto 2Cette édition de Pd'h possède quatre caractérisitques. Premièrement (comme dans les éditions antérieures) ont été réunis en un seul texte les préfaces des deux éditions de Aubier 1978 et 1984. Légaut approuva l'idée de récupérer les douze paragraphes supprimés et remplacés par douze autres en 1984 (Voir l'explication aux pages 106 et ss de cette édition). Deuxièmement (comme dans l'édition antérieure) ont été  inclus les textes de prière utilisés par Légaut durant les dernières années de sa vie et donc absentes dans l'édition de 1984 (voir les prières X et XI: "Très haut amour..." et "Vie et mort de Jésus..."). Troisièmement, la grande nouveauté est l'ajout de la version française des prières de 1984 (la dernière édition) ayant pour but de présenter en 58 notes, les variantes les plus significatives issues de la comparaison de cette version avec les quatre versions précédentes publiées en feuillets ou en livre à partir de 1972 (voir pp. 63-90). Essai d'édition critique, ces notes, même si elles contiennent peu de commentaires interprétatifs, montrent des changements très révélateurs quant à une meilleure intelligence du travail d'expression de Légaut ( voir par exemple, les notres 7, 8 et 17). À la fin de cette section, la version des prières de 1969-70 inclut quatre premiers paragraphes qui sont particulièrement réussis et caractéristiques de Légaut ([1]).  Finalement, le livre se termine avec un essai rédigé par Domingo Melero tant sur les idées de Légaut concernant la  prière que sur les textes de prière eux-mêmes. Cet essai a aussi été modifié et nous l'espérons amélioré à l'occasion de cette nouvelle édition. ([2]).

Pour voir les autres livres de Légaut traduits et édités en espagnol par l'AML, se référer à la page web suivante: http://www.marcellegaut.org/?id=libros&tit=Libros



[1] Pour l'élaboration de cette comparaison des 5 versions des prières, l'éditeur a pu compter sur l'aide de Serge Couderc.

[2] Voir la version en langue française du site web de l'AML.

Prier 15 jours avec Marcel Légaut

Pourquoi ce livre :  Prier 15 jours avec Marcel Légaut ? 

Le 30 mars 2017, sort en librairie cet ouvrage (disponible également auprès de l’ACML) auquel je pensais depuis de longues années. C’est pour moi une dette de reconnaissance envers Marcel Légaut, pour tout ce qu’il a été pour moi dans mon itinéraire de chrétien et de prêtre. Je l’ai découvert en 1991, grâce à deux livres envoyés par un ami alors que j’étais coopérant au Tchad : Patience et passion d’un croyant, Intériorité et engagement. Ils laissèrent sur moi une impression profonde d’unité, de cohérence, de force dans la pensée, de radicalité dans la vision d’un christianisme ancré dans la connaissance de Jésus. Marcel Légaut m’a accompagné durant mon séminaire, j’ai travaillé sur lui pour rédiger mon mémoire de maîtrise sur l’Eglise dans sa pensée, sous la direction de Hervé Legrand, qui n’aimait pas Légaut.

Prier15joursMLJe pensais donc à ce livre depuis plusieurs années, car après avoir travaillé théologiquement sur Légaut, je voulais mettre en lumière ce qui m’a au fond le plus apporté chez lui : le fait qu’il est un éveilleur et un maître spirituel, que sa foi profonde appelle à un cheminement jamais terminé. Il me semble que c’est une bonne approche pour transmettre son œuvre aux générations qui ne connaissent pas Légaut.

La petite collection « Prier 15 jours » a de nombreux avantages : elle est largement reconnue par un public intéressé par les questions spirituelles. Elle existe depuis de longues années, elle est bien présente dans les librairies religieuses et les meilleurs volumes demeurent de longues années après leur publication dans les rayons. Je pense qu’elle permettra à des personnes nouvelles de rencontrer Légaut. J’ai conçu ce petit volume, qui a un format léger (120 pages), dans cet esprit : le faire découvrir tout en permettant de vivre un itinéraire spirituel à sa suite et à sa manière. Il ne s’agit donc pas d’une découverte intellectuelle, mais d’une proposition pour entrer dans la compréhension intérieure de Légaut, et pourquoi pas ensuite, de continuer à le fréquenter.

Je suis donc heureux que le CA de l’ACML m’ait relancé il y a quelques mois pour écrire ce livre et que la direction littéraire des éditions Nouvelle Cité ait tout de suite accepté que Marcel Légaut entre dans leur collection. Il y avait clairement sa place.

Père Dominique Barnérias, diocèse de Versailles.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au prix de 12,90 € en librairie ou au secrétariat de l’A.C.M.L. :

Françoise Servigne - 407 avenue de la Libération - 77350  Le Mée-sur-Seine – France –

01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.