logo
  • entete2
  • entete1
  • entete3
  • entete4
  • entete5
  • entete7
  • entete6
  • entete7
  • entete7
  • entete7
  • entete7

Actualités

Edito septembre 2018

Traduire aide à penser. Deux suppressions qui font réfléchir

 

L'activité de traduction aide à approfondir l'oeuvre d'un auteur comme M. Légaut, qui n'est pas un « écrivailleur ». « Comprendre demande plus que lire[1] », et traduire, comme relire, invite à être attentif, à repérer, par exemple, les changements faits par l'auteur quand il révise son texte pour une nouvelle édition. Découvrir les ajouts, suppressions ou modifications (minimes ou d'envergure) incite à réfléchir. Un certain amour des mots (philologie) devient alors une éruditon qui n'est pas un obstacle mais une antichambre de la pensée (IIPAC, 195).

 

Pourquoi M. Légaut, lors de la réédition des derniers chapitres du tome II (IIPAC) dans Croire à l'Église de l'avenir (1985), a-t-il supprimé toute la première partie de « Faites ceci en mémoire de moi » et tout le chapitre sur « L'appel apostolique », respectivement  treize et trente neuf pages ? M. Légaut, qui ne reniait plus ces chapitres, a accepté ces suppresions pour ne pas dépasser les deux cents pages, faire place à une préface actualisée, centrée sur l'avenir, et être reédité (et lu) à l'époque de la « restauration » de Jean-Paul II.

 

Toutefois, ses lecteurs, lorsqu'ils liront Croire à l'Église de l'avenir et non IIPAC, ignoreront trois élements capitaux pour l'unité de l'oeuvre, déjà endommagée par la division en deux volumes.

Lire la suite

Quelques nouvelles septembre 2018

                                                                                                                    

L’INTELLIGENCE DE SA MORT

 L’homme à la recherche de son humanité. Aubier- ChIV- p 70,71, 72.

 Nature et valeur des intuitions qui permettent la connaissance de ce que la mort ne peut détruire.

 

  La durée et la consistance de ces prises de conscience perpétuées par l’activité du souvenir, l’homme ne peut pas les considérer seulement comme l’effet illusoire et sans valeur de quelque autosuggestion due à une sourde exigence sentimentale. Autrement, il lui faudrait mettre en question les états antérieurs vécus le plus intensément au plus authentique de lui-même dans ses meilleurs moments, s’installer dans le doute à leur égard jusqu’au point de se renier. Il lui faudrait discréditer, pour quelque raison supérieure, explicitée ou non, ce dont pourtant, aux sommets de sa vie, il n’a pas besoin de se convaincre pour en être certain. Ne serait-ce pas en vérité à cause de quelque assurance non critiquée, de quelques refus informulés, qui en conséquence ne sont probablement encore que faiblesse et préjugés? Dans ces conditions tout ce que l’homme sent au plus profond de lui-même, tout ce qu’il connaît d’une connaissance immédiate ne pourrait échapper au soupçon d’inanité et relèverait du hasard et de l’illusion.

 

               Celui qui nourrit une telle suspicion croit être objectif alors qu’il s’appuie, souvent de façon implicite, sur un postulat accepté sans examen, parfois souscrit avec une  secrète passion. D’autorité, ce postulat assimile toute intériorité, même la plus profondément vécue, à une subjectivité aléatoire et transitoire. Erigé inconsciemment en certitude absolue, ce postulat conduit à exclure toute réflexion portant sur une saisie de l’humain qui n’atteindrait pas son objet du dehors et qui ne relèverait pas uniquement de l’observation ou de l’expérimentation systématiques.

 

              FeuillesStyliss En revanche, repousser ce postulat strictement négatif revient à admettre qu’une prise de conscience faite à partir d’une réalité intime fortement vécue ne révèle pas exclusivement d’imaginations chimériques. Cependant, ce n’est pas pour autant contester que la fabulation puisse y avoir sa part. Celle-ci peut certainement être considérable quand l’homme gît encore très à la surface de son humanité à cause de son ignorance et de la dispersion de sa vie; quand, soumis sans réaction à la pression sociale, asservi à l’esprit de système et au sectarisme, absorbé par une recherche éperdue de sécurités et de certitudes, il se trouve dans l’impossibilité de voir le réel sans le travestir. Toutefois, cette fabulation ne saurait exclure nécessairement pour toujours quelque saisie du réel. Si minime et déformée que celle-ci soit, elle peut être corrigée, au moins en partie, progressivement à longueur de temps, à force d’être confrontée durement à l’expérience quotidienne, à mesure que l’homme devient plus lucide sur lui-même, qu’il critique avec plus de vigueur ses intuitions et la manière de les expliciter.

Lire la suite

Comment notre monde à cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Paris : seuil,2018,284p., 21Euros

      En France, en 1872, 98 % des 36 millions d'habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l'État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l'on ait réfléchi à cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l'Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l'épiscopat estime qu'un tiers d'une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de... 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s'interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s'attache aux Matériaux pour l'histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l'Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l'urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la 111e République, voire, au XVIlle siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « oeuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l'attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s'en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés» (p. 84).  

Lire la suite

Marcel Légaut un témoin pour le 21ème siècle

 

 Actes de la journée d’études sur Marcel Légaut

Les actes de la journée d’études sur Marcel Légaut, préfacés par Jean-Claude Guillebaud, sont disponibles, sous le titre de « Marcel Légaut Un témoin pour le 21ème siècle » par les éditions du Temps présent.

Nombre d’anciens s’expriment là sur les auteurs qui ont accompagné Légaut (Guy Lecomte), sur la nourriture spirituelle apportée par lui (J.Y Bellay, Jacques Musset), sur ce lieu de rencontre qu’est Mirmande (Françoise Servigne)... Le contexte dans lequel Marcel Légaut a vécu est scrupuleusement pesé dans l’intervention d’Etienne Fouilloux qui examine les destinées de Jacques Chevalier, Garric et Marcel Légaut, celle de Joseph Thomas avec le cas de Le Roy, professeur au Collège de France mis à l’index. La présence des membres du groupe Légaut est mise en scène avec Marie-Thérèse Perrin (Dominique Lerch), tandis que Domingo Melero situe le défi socratique de Légaut en Espagne. Avec Quelques Nouvelles, on dispose d’un outil précieux pour

couverture ML

la connaissance du groupe (Antoine Girin). Une des rares interventions de Marcel Légaut, dans Le Monde est analysée par Serge Couderc, tandis que des aspects plus opératoires (foi en soi et carence d’être ou l’ouverture à l’Orient) sont pesés par Thérèse de Scott et Bernard Lamy, chacun à sa manière. Jean Philippe Légaut et Francis Bonnefous  concluent cette journée, dont les actes sont maintenant disponibles.

                                                                                                                                  Dominique Lerch

Prières d'homme en espagnol

L'AML d'Espagne vient de publier et d'envoyer à ses abonnés la seconde édition de Plegarias de hombre (Prières d'homme). Pour commander, veuillez vous adresser à Pedro León, secrétaire de l'AML (email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Le prix d'un exemplaire incluant l'envoi postal est de 12 €. Nous joignons plus bas une brève présentation rédigée par Domingo Melero, traducteur et responsable de cette édition:

GoyaOracion en el Huerto 2Cette édition de Pd'h possède quatre caractérisitques. Premièrement (comme dans les éditions antérieures) ont été réunis en un seul texte les préfaces des deux éditions de Aubier 1978 et 1984. Légaut approuva l'idée de récupérer les douze paragraphes supprimés et remplacés par douze autres en 1984 (Voir l'explication aux pages 106 et ss de cette édition). Deuxièmement (comme dans l'édition antérieure) ont été  inclus les textes de prière utilisés par Légaut durant les dernières années de sa vie et donc absentes dans l'édition de 1984 (voir les prières X et XI: "Très haut amour..." et "Vie et mort de Jésus..."). Troisièmement, la grande nouveauté est l'ajout de la version française des prières de 1984 (la dernière édition) ayant pour but de présenter en 58 notes, les variantes les plus significatives issues de la comparaison de cette version avec les quatre versions précédentes publiées en feuillets ou en livre à partir de 1972 (voir pp. 63-90). Essai d'édition critique, ces notes, même si elles contiennent peu de commentaires interprétatifs, montrent des changements très révélateurs quant à une meilleure intelligence du travail d'expression de Légaut ( voir par exemple, les notres 7, 8 et 17). À la fin de cette section, la version des prières de 1969-70 inclut quatre premiers paragraphes qui sont particulièrement réussis et caractéristiques de Légaut ([1]).  Finalement, le livre se termine avec un essai rédigé par Domingo Melero tant sur les idées de Légaut concernant la  prière que sur les textes de prière eux-mêmes. Cet essai a aussi été modifié et nous l'espérons amélioré à l'occasion de cette nouvelle édition. ([2]).

Pour voir les autres livres de Légaut traduits et édités en espagnol par l'AML, se référer à la page web suivante: http://www.marcellegaut.org/?id=libros&tit=Libros



[1] Pour l'élaboration de cette comparaison des 5 versions des prières, l'éditeur a pu compter sur l'aide de Serge Couderc.

[2] Voir la version en langue française du site web de l'AML.

Prier 15 jours avec Marcel Légaut

Pourquoi ce livre :  Prier 15 jours avec Marcel Légaut ? 

Le 30 mars 2017, sort en librairie cet ouvrage (disponible également auprès de l’ACML) auquel je pensais depuis de longues années. C’est pour moi une dette de reconnaissance envers Marcel Légaut, pour tout ce qu’il a été pour moi dans mon itinéraire de chrétien et de prêtre. Je l’ai découvert en 1991, grâce à deux livres envoyés par un ami alors que j’étais coopérant au Tchad : Patience et passion d’un croyant, Intériorité et engagement. Ils laissèrent sur moi une impression profonde d’unité, de cohérence, de force dans la pensée, de radicalité dans la vision d’un christianisme ancré dans la connaissance de Jésus. Marcel Légaut m’a accompagné durant mon séminaire, j’ai travaillé sur lui pour rédiger mon mémoire de maîtrise sur l’Eglise dans sa pensée, sous la direction de Hervé Legrand, qui n’aimait pas Légaut.

Prier15joursMLJe pensais donc à ce livre depuis plusieurs années, car après avoir travaillé théologiquement sur Légaut, je voulais mettre en lumière ce qui m’a au fond le plus apporté chez lui : le fait qu’il est un éveilleur et un maître spirituel, que sa foi profonde appelle à un cheminement jamais terminé. Il me semble que c’est une bonne approche pour transmettre son œuvre aux générations qui ne connaissent pas Légaut.

La petite collection « Prier 15 jours » a de nombreux avantages : elle est largement reconnue par un public intéressé par les questions spirituelles. Elle existe depuis de longues années, elle est bien présente dans les librairies religieuses et les meilleurs volumes demeurent de longues années après leur publication dans les rayons. Je pense qu’elle permettra à des personnes nouvelles de rencontrer Légaut. J’ai conçu ce petit volume, qui a un format léger (120 pages), dans cet esprit : le faire découvrir tout en permettant de vivre un itinéraire spirituel à sa suite et à sa manière. Il ne s’agit donc pas d’une découverte intellectuelle, mais d’une proposition pour entrer dans la compréhension intérieure de Légaut, et pourquoi pas ensuite, de continuer à le fréquenter.

Je suis donc heureux que le CA de l’ACML m’ait relancé il y a quelques mois pour écrire ce livre et que la direction littéraire des éditions Nouvelle Cité ait tout de suite accepté que Marcel Légaut entre dans leur collection. Il y avait clairement sa place.

Père Dominique Barnérias, diocèse de Versailles.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au prix de 12,90 € en librairie ou au secrétariat de l’A.C.M.L. :

Françoise Servigne - 407 avenue de la Libération - 77350  Le Mée-sur-Seine – France –

01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.