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Prier 15 jours avec Marcel Légaut

Pourquoi ce livre :  Prier 15 jours avec Marcel Légaut ?   

Prier15joursMLLe 30 mars 2017, sort en librairie cet ouvrage (disponible également auprès de l’ACML) auquel je pensais depuis de longues années. C’est pour moi une dette de reconnaissance envers Marcel Légaut, pour tout ce qu’il a été pour moi dans mon itinéraire de chrétien et de prêtre. Je l’ai découvert en 1991, grâce à deux livres envoyés par un ami alors que j’étais coopérant au Tchad : Patience et passion d’un croyant, Intériorité et engagement. Ils laissèrent sur moi une impression profonde d’unité, de cohérence, de force dans la pensée, de radicalité dans la vision d’un christianisme ancré dans la connaissance de Jésus. Marcel Légaut m’a accompagné durant mon séminaire, j’ai travaillé sur lui pour rédiger mon mémoire de maîtrise sur l’Eglise dans sa pensée, sous la direction de Hervé Legrand, qui n’aimait pas Légaut.

Je pensais donc à ce livre depuis plusieurs années, car après avoir travaillé théologiquement sur Légaut, je voulais mettre en lumière ce qui m’a au fond le plus apporté chez lui : le fait qu’il est un éveilleur et un maître spirituel, que sa foi profonde appelle à un cheminement jamais terminé. Il me semble que c’est une bonne approche pour transmettre son œuvre aux générations qui ne connaissent pas Légaut.

La petite collection « Prier 15 jours » a de nombreux avantages : elle est largement reconnue par un public intéressé par les questions spirituelles. Elle existe depuis de longues années, elle est bien présente dans les librairies religieuses et les meilleurs volumes demeurent de longues années après leur publication dans les rayons. Je pense qu’elle permettra à des personnes nouvelles de rencontrer Légaut. J’ai conçu ce petit volume, qui a un format léger (120 pages), dans cet esprit : le faire découvrir tout en permettant de vivre un itinéraire spirituel à sa suite et à sa manière. Il ne s’agit donc pas d’une découverte intellectuelle, mais d’une proposition pour entrer dans la compréhension intérieure de Légaut, et pourquoi pas ensuite, de continuer à le fréquenter.

Je suis donc heureux que le CA de l’ACML m’ait relancé il y a quelques mois pour écrire ce livre et que la direction littéraire des éditions Nouvelle Cité ait tout de suite accepté que Marcel Légaut entre dans leur collection. Il y avait clairement sa place.

Père Dominique Barnérias, diocèse de Versailles.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au prix de 12,90 € en librairie ou au secrétariat de l’A.C.M.L. :

Françoise Servigne - 407 avenue de la Libération - 77350  Le Mée-sur-Seine – France –

01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Vers la source cachée

Psaumes pour notre temps

LivrePsaumesVingt-cinq siècles après leur rédaction, les psaumes de la Bible gardent toute leur actualité, car l’être humain n’a pas profondément changé. Il demeure aux prises avec mille obstacles sur la voie de son humanisation, tant personnelle que collective. Il lui faut affronter nombre de menaces, résister à une foule de sirènes aguichantes, faire front aux injustices et à la violence, prendre de plein fouet des coups inattendus, ne pas se laisser anesthésier par de fausses évidences, ni enchaîner par des vérités trompeuses.

L’auteur, Jacques Musset, s’adresse à des hommes et des femmes de la modernité présente. Les situations qu’il évoque ne sont plus celles du peuple juif il y a plus de vingt siècles, mais les nôtres où se jouent la valeur et le sens de nos existences. Car, croyants ou non, nous portons en nous une aspiration à plus d’humanité, plus de vérité, plus de justice, plus d’amour.

Edité chez Olivetan

14 € + port 4 €  (en librairie ou chez l’auteur 12, rue du Ballon – 44680 Ste Pazanne)

Topos des Granges de Lesches

Les topos  des Granges de Lesches  durant les étés 1958 à 1961

ToposDesGranges

Notre ami Xavier Huot, qui depuis des années engrange la mémoire sans fond (!) des conférences de Marcel Légaut  avec une patience et une minutie de bénédictin, vient de publier «  Les topos des Granges de Lesches des années 1958 à 1961 ». Il y en a une quarantaine. La suite est en chantier. Ils ont été prononcés par Légaut durant les périodes d’été où ses « camarades », hommes et femmes, montaient aux Granges pour  se ressourcer mutuellement dans l’ambiance communautaire qu’ils avaient créée avant la guerre. L’été n’était pas la saison où Légaut était le plus disponible pour partager avec ses amis  à cause du travail harassant qui lui mangeait ses journées. Toutefois les dimanches après-midi et les jours de pluie, il se rendait disponible. Il choisissait les sujets de ses topos ou il répondait aux demandes de ses camarades. Au cours des mois de juillet et août, il  faisait de huit à dix topos suivis d’échanges. Légaut n’était pas seul à prendre  la parole au cours des semaines. C’est dire l’intense fermentation spirituelle qui régnait à l’époque dans ce bout du monde de la Drôme.  On réfléchissait sur tous les sujets, on discutait,  on interrogeait, on objectait. Ce dont Légaut parlait était le résultat de sa réflexion et de sa méditation personnelle durant l’automne, l’hiver et le printemps.

 La lecture de ces topos de Légaut m’a beaucoup passionné et impressionné. Pour avoir lu à partir de 1970, début de la parution de ses trois grands livres, non seulement ces ouvrages mais les suivants où il a sans cesse décliné et approfondi les contenus jusqu’à sa mort en 1990,  j’ai été heureux de trouver dans ses topos de 1958 à 1961 sa pensée future en gestation et mûrissement. En ces années, quinze à vingt ans après son enracinement aux Granges, il est arrivé à une maturation humaine et spirituelle exceptionnelle, fruit d’un long cheminement mais qui s’est activée depuis 1940 dans le désert et la solitude des Granges. C’est dans ce creuset que s’est élaborée ce qu’il appelait sa trilogie, parue de 1970 à 1974 : « L’homme à la recherche de son humanité », « Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du Christianisme », « Mutation de l’Eglise et conversion personnelle ».

 Dans ses topos, dix ans avant la publication de ces ouvrages majeurs,  on trouve déjà les lignes de force de sa démarche ainsi que le vocabulaire singulier qu’il emploie pour la désigner.  Apparaissent et sont même déjà bien affermies les notions suivantes qui sont comme l’ossature de sa pensée :   foi en soi et carence d’être,  général et universel, prise en charge personnelle de sa propre existence,  activité créatrice base de l’appropriation de son vécu, importance de la fidélité,  prise  de conscience de sa grandeur humaine, nécessité de la relecture de sa vie pour en découvrir le sens,  le prochain, paternité et filiation spirituelle, mission et fonction, réflexion sur l’échec,  distinction entre faute et péché, foi et idéologie, inspiration et révélation,  l’importance de la recherche et du questionnement permanents sans tabou ni  a priori,  sa mort à vivre comme le sceau posé sur son existence en maturation permanente, Dieu comme présence intérieure, la prière comme activité écoutante, Jésus à découvrir par ce que l’on perçoit de son humanité et non à partir de doctrines dogmatiques,  religion d’autorité et religion d’appel, la communauté de foi, l’essentiel et l’indispensable, l’accomplissement spirituel...

 Quand je pense aux conditions de vie difficile dans lesquelles  sa pensée s’est forgée à partir  de l’expérience intérieure qu’il vivait en profondeur et du regard de lucidité qu’il portait sur les évolutions de la société et de l’Eglise,  je vois mieux que Légaut avait une stature hors du commun pour avoir creusé son sillon avec une liberté et une fidélité qui ne s’est jamais démentie, même aux heures incertaines.

 Tout être humain qui a suffisamment vécu  s’interroge sur ses racines pour découvrir  les terres dans lesquelles sa vie a surgi et s’est enracinée. Cela vaut pour ses racines familiales et éducatives, autant que pour les racines de sa vie spirituelle. En nous mettant entre les mains la réflexion vivante de l’homme et du chrétien Légaut des années 1958-1961, Xavier Huot nous plonge dans le terreau spirituel d’où est sortie son oeuvre.  Il a fallu à celui qui a été et demeure notre père spirituel et celui de  dizaines de milliers de personnes une très longue maturation  intime. Fils spirituel de cet homme,  j’en  suis très ému.  C’est pour moi un stimulant : l’aventure spirituelle de chacun  est un mouvement  sans fin d’humanisation à travers situations et événements qu’il traverse, quels qu’ils soient. C’est aussi un encouragement : au fur et à mesure que les années passent, celui qui  s’efforce comme Légaut de s’approprier son vécu pour devenir lui-même expérimente qu’il a trouvé sa voie propre. Merci infiniment , Marcel Légaut, de nous montrer le chemin.

 

 Jacques Musset

 

Ce cahier peut être commandé au secrétariet de l'ACML : Françoise Servigne, 407, avenue de la Libération, 77350 - Le Mee-sur-Seine tél 01.60.68 49 91 ou 06 62 57 65 11 Prix 15 euros

 

Comment notre monde à cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Paris : seuil,2018,284p., 21Euros

      En France, en 1872, 98 % des 36 millions d'habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l'État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l'on ait réfléchi à cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l'Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l'épiscopat estime qu'un tiers d'une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de... 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s'interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s'attache aux Matériaux pour l'histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l'Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l'urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la 111e République, voire, au XVIlle siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « oeuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l'attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s'en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés» (p. 84).  

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Marcel Légaut un témoin pour le 21ème siècle

 Actes de la journée d’études sur Marcel Légaut

couverture MLLes actes de la journée d’études sur Marcel Légaut, préfacés par Jean-Claude Guillebaud, sont disponibles, sous le titre de « Marcel Légaut Un témoin pour le 21ème siècle » par les éditions du Temps présent.

Nombre d’anciens s’expriment là sur les auteurs qui ont accompagné Légaut (Guy Lecomte), sur la nourriture spirituelle apportée par lui (J.Y Bellay, Jacques Musset), sur ce lieu de rencontre qu’est Mirmande (Françoise Servigne)... Le contexte dans lequel Marcel Légaut a vécu est scrupuleusement pesé dans l’intervention d’Etienne Fouilloux qui examine les destinées de Jacques Chevalier, Garric et Marcel Légaut, celle de Joseph Thomas avec le cas de Le Roy, professeur au Collège de France mis à l’index. La présence des membres du groupe Légaut est mise en scène avec Marie-Thérèse Perrin (Dominique Lerch), tandis que Domingo Melero situe le défi socratique de Légaut en Espagne. Avec Quelques Nouvelles, on dispose d’un outil précieux pour

la connaissance du groupe (Antoine Girin). Une des rares interventions de Marcel Légaut, dans Le Monde est analysée par Serge Couderc, tandis que des aspects plus opératoires (foi en soi et carence d’être ou l’ouverture à l’Orient) sont pesés par Thérèse de Scott et Bernard Lamy, chacun à sa manière. Jean Philippe Légaut et Francis Bonnefous  concluent cette journée, dont les actes sont maintenant disponibles.

Dominique Lerch

Journal d'une féministe décalée

C'est toujours pour moi un grand plaisir de lire un ouvrage de Marlène Tuininga : une langue parfaite, un style clair, une pensée incisive, beaucoup d'humour et avant tout les captivants récits d'une grande voyageuse qui a parcouru le vaste monde.

Elle est assoiffée de justice pour toutes et tous. Toute petite, elle se demande pourquoi elle dispose d'une maison correcte avec sa famille qui travaille sur les chantiers des compagnies pétrolières hollandaises alors que les Noirs et les Métis au service de celles-ci habitent de « vilaines baraques ». Il n'y a pas que les injustices économiques qui heurtent la jeune fille hollandaise. Il y a aussi toutes les discriminations plus perfides qui frappent les femmes par rapport aux hommes, et cela suscite également son indignation et sa révolte.

JournalFministe3Lire l'ouvrage de Marlène, c'est enrichir sa pensée et sa réflexion, des richesses insoupçonnées des femmes Dans « les marches de femmes » et leurs multiples réalisations, elle nous fait découvrir un monde où déjà un grand nombre ont abandonné leur image et leurs conduites de victimes pour la troquer contre celle de citoyennes politiques, où la peur a fait place à l'espérance et à la lutte pour un monde meilleur pour toutes et tous.

Andrée Michel (extrait de la Préface)

Marlène Tuininga a été journaliste aux Informations catholiques internationales (ICI) et à La Vie. Aujourd'hui elle se présente comme « journaliste militante ». Militante pour la paix, pour la dignité et l'égalité de tous, et en particulier de celles des femmes.

Pour tous les renseignements  : www.karthala.com

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