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Actualités

Quelques nouvelles novembre 2018

                                                                                                                            

L’INTELLIGENCE DE SA MORT

  Faire de la mort sa mort, telle est la condition pour la porter en homme.

                    MLPortrait La foi en soi qui permet à l’homme de regarder la mort en face sans y voir sa destruction totale, ne lui apporte en aucune manière la signification que cette mort peut avoir pour lui. Elle ne lui impose que la négation de la fin absolue, du néant dont la mort semble le menacer inéluctablement. Elle n’est en aucune façon une affirmation ayant un contenu intellectuel positif. Cependant, pour que la mort ne soit pas pour lui seulement un accident matériel qui mette un terme à ses jours, l’homme doit pouvoir la situer non pas en dehors de sa vie ou contre elle, mais en elle; voir en quoi la mort le concerne personnellement d’une façon singulière, et en faire sa mort. L’homme avance de façon décisive dans sa lente progression vers son être en puissance, lorsqu’il découvre le sens de sa mort par la compréhension de l’esprit fondamental qui a animé sa vie.

 Vie et existence.

                     Cette connaissance est le fruit et le soutien de la présence de l’homme à soi-même. Elle est l’intelligence de l’unité sous-jacente à tout ce qu’il fait et pense, qui se manifeste à lui le long de sa vie à travers les multiples contingences de son histoire provoquées par les étapes de sa maturation et la diversité des situations rencontrées. Cette unité qui s’établit peu à peu devant la conscience dans la durée et la consistance permet à l’amour et à la paternité d’atteindre leur dimension proprement humaine. Nous l’appellerons l’existence de l’homme, l’opposant ainsi à sa vie qui s’écoule dans le temps et dans le déroulement des états intérieurs et des événements extérieurs. L’existence nait de la vie et la transcende par la médiation de l’homme.

                     Cette intelligence est plus que la  connaissance que l’on acquiert de soi quand on se considère de manière purement objective. Elle demande plus qu’une introspection, si poussée soit-elle, portant sur les détails de la vie et sur leurs enchaînements. Elle exige qu’on soit à la fois l’agent, la matière et le but de sa recherche. Seul le climat intérieur, né de la conscience de sa propre réalité et de sa solitude essentielle, permet ce regard de soi sur soi, unique en son genre par son caractère intemporel et radical, englobant et totalisant, qui fait d’un vivant un existant. C’est par cette activité intime que l’homme, en dehors des temps exceptionnellement tragiques, est conduit à s’affirmer dans la foi en soi, s’il est fidèle, malgré l’unanimité des apparences qui le pressent du dehors, à ses plus profondes intuitions, et s’il sait faire le pas dans la nuit que celles-ci appellent sans cependant en rien l’imposer.

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Topos des Granges de Lesches

Les topos  des Granges de Lesches  durant les étés 1958 à 1961

 

 Notre ami Xavier Huot, qui depuis des années engrange la mémoire sans fond (!) des conférences de Marcel Légaut  avec une patience et une minutie de bénédictin, vient de publier «  Les topos des Granges de Lesches des années 1958 à 1961 ». Il y en a une quarantaine. La suite est en chantier. Ils ont été prononcés par Légaut durant les périodes d’été où ses « camarades », hommes et femmes, montaient aux Granges pour  se ressourcer mutuellement dans l’ambiance communautaire qu’ils avaient créée avant la guerre. L’été n’était pas la saison où Légaut était le plus disponible pour partager avec ses amis  à cause du travail harassant qui lui mangeait ses journées. Toutefois les dimanches après-midi et les jours de pluie, il se rendait disponible. Il choisissait les sujets de ses topos ou il répondait aux demandes de ses camarades. Au cours des mois de juillet et août, il  faisait de huit à dix topos suivis d’échanges. Légaut n’était pas seul à prendre  la parole au cours des semaines. C’est dire l’intense fermentation spirituelle qui régnait à l’époque dans ce bout du monde de la Drôme.  On réfléchissait sur tous les sujets, on discutait,  on interrogeait, on objectait. Ce dont Légaut parlait était le résultat de sa réflexion et de sa méditation personnelle durant l’automne, l’hiver et le printemps.

ToposDesGranges La lecture de ces topos de Légaut m’a beaucoup passionné et impressionné. Pour avoir lu à partir de 1970, début de la parution de ses trois grands livres, non seulement ces ouvrages mais les suivants où il a sans cesse décliné et approfondi les contenus jusqu’à sa mort en 1990,  j’ai été heureux de trouver dans ses topos de 1958 à 1961 sa pensée future en gestation et mûrissement. En ces années, quinze à vingt ans après son enracinement aux Granges, il est arrivé à une maturation humaine et spirituelle exceptionnelle, fruit d’un long cheminement mais qui s’est activée depuis 1940 dans le désert et la solitude des Granges. C’est dans ce creuset que s’est élaborée ce qu’il appelait sa trilogie, parue de 1970 à 1974 : « L’homme à la recherche de son humanité », « Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du Christianisme », « Mutation de l’Eglise et conversion personnelle ».

 Dans ses topos, dix ans avant la publication de ces ouvrages majeurs,  on trouve déjà les lignes de force de sa démarche ainsi que le vocabulaire singulier qu’il emploie pour la désigner.  Apparaissent et sont même déjà bien affermies les notions suivantes qui sont comme l’ossature de sa pensée :   foi en soi et carence d’être,  général et universel, prise en charge personnelle de sa propre existence,  activité créatrice base de l’appropriation de son vécu, importance de la fidélité,  prise  de conscience de sa grandeur humaine, nécessité de la relecture de sa vie pour en découvrir le sens,  le prochain, paternité et filiation spirituelle, mission et fonction, réflexion sur l’échec,  distinction entre faute et péché, foi et idéologie, inspiration et révélation,  l’importance de la recherche et du questionnement permanents sans tabou ni  a priori,  sa mort à vivre comme le sceau posé sur son existence en maturation permanente, Dieu comme présence intérieure, la prière comme activité écoutante, Jésus à découvrir par ce que l’on perçoit de son humanité et non à partir de doctrines dogmatiques,  religion d’autorité et religion d’appel, la communauté de foi, l’essentiel et l’indispensable, l’accomplissement spirituel...

 Quand je pense aux conditions de vie difficile dans lesquelles  sa pensée s’est forgée à partir  de l’expérience intérieure qu’il vivait en profondeur et du regard de lucidité qu’il portait sur les évolutions de la société et de l’Eglise,  je vois mieux que Légaut avait une stature hors du commun pour avoir creusé son sillon avec une liberté et une fidélité qui ne s’est jamais démentie, même aux heures incertaines.

 Tout être humain qui a suffisamment vécu  s’interroge sur ses racines pour découvrir  les terres dans lesquelles sa vie a surgi et s’est enracinée. Cela vaut pour ses racines familiales et éducatives, autant que pour les racines de sa vie spirituelle. En nous mettant entre les mains la réflexion vivante de l’homme et du chrétien Légaut des années 1958-1961, Xavier Huot nous plonge dans le terreau spirituel d’où est sortie son oeuvre.  Il a fallu à celui qui a été et demeure notre père spirituel et celui de  dizaines de milliers de personnes une très longue maturation  intime. Fils spirituel de cet homme,  j’en  suis très ému.  C’est pour moi un stimulant : l’aventure spirituelle de chacun  est un mouvement  sans fin d’humanisation à travers situations et événements qu’il traverse, quels qu’ils soient. C’est aussi un encouragement : au fur et à mesure que les années passent, celui qui  s’efforce comme Légaut de s’approprier son vécu pour devenir lui-même expérimente qu’il a trouvé sa voie propre. Merci infiniment , Marcel Légaut, de nous montrer le chemin.

 

 Jacques Musset

 

Ce cahier peut être commandé au secrétariet de l'ACML : Françoise Servigne, 407, avenue de la Libération, 77350 - Le Mee-sur-Seine tél 01.60.68 49 91 ou 06 62 57 65 11 Prix 15 euros

 

 

 

Edito octobre 2018

                                                                                                                    

MEDITATION  D’UN « GÉONAUTE»*

 

 Marcel LEGAUT nous invite à  méditer à l’image de ce que l’on est, pense et dit. Sans atteindre son  niveau d’exigence élevé, j’ose partager avec vous  « Signes de foi ».  

 

            La planète est fragile et il est devenu nécessaire  que nous la « pansions » là où elle « souffre ». Pour s’assurer un avenir, l’humanité demande que nous pensions et expérimentions, là où c’est possible,  ce que pourrait être un nouvel art de vivre. 

 

Plongé dans l’anthropocène (ère géologique actuelle appelée aussi « âge de l’homme ») qu’il a lui-même engendré, l’homme apparait plus fragile que jamais.

 

Désormais des communautés d’intérêt puissantes et planétaires,  des organisations en « plateforme », des machines d’une performance jusqu’ici inégalée, etc…développent des  formes massives d’intelligence orientée. Ces formes actuelles d’exosomatisation** massives produites pour enrichir un nombre restreint de  bénéficiaires du  « capitalisme consumériste  « privent parfois l’homme de l’estime de soi, portent trop souvent atteinte à l’attention  qu’il manifeste  à l’autre et à sa capacité à vivre ensemble - et pour finir - amoindrissent désormais ses  facultés  de raisonnement.

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Comment notre monde à cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement (Paris : seuil,2018,284p., 21Euros

      En France, en 1872, 98 % des 36 millions d'habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l'État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l'on ait réfléchi à cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l'Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l'épiscopat estime qu'un tiers d'une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de... 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s'interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s'attache aux Matériaux pour l'histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l'Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l'urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la 111e République, voire, au XVIlle siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « oeuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l'attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s'en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés» (p. 84).  

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Marcel Légaut un témoin pour le 21ème siècle

 

 Actes de la journée d’études sur Marcel Légaut

Les actes de la journée d’études sur Marcel Légaut, préfacés par Jean-Claude Guillebaud, sont disponibles, sous le titre de « Marcel Légaut Un témoin pour le 21ème siècle » par les éditions du Temps présent.

Nombre d’anciens s’expriment là sur les auteurs qui ont accompagné Légaut (Guy Lecomte), sur la nourriture spirituelle apportée par lui (J.Y Bellay, Jacques Musset), sur ce lieu de rencontre qu’est Mirmande (Françoise Servigne)... Le contexte dans lequel Marcel Légaut a vécu est scrupuleusement pesé dans l’intervention d’Etienne Fouilloux qui examine les destinées de Jacques Chevalier, Garric et Marcel Légaut, celle de Joseph Thomas avec le cas de Le Roy, professeur au Collège de France mis à l’index. La présence des membres du groupe Légaut est mise en scène avec Marie-Thérèse Perrin (Dominique Lerch), tandis que Domingo Melero situe le défi socratique de Légaut en Espagne. Avec Quelques Nouvelles, on dispose d’un outil précieux pour

couverture ML

la connaissance du groupe (Antoine Girin). Une des rares interventions de Marcel Légaut, dans Le Monde est analysée par Serge Couderc, tandis que des aspects plus opératoires (foi en soi et carence d’être ou l’ouverture à l’Orient) sont pesés par Thérèse de Scott et Bernard Lamy, chacun à sa manière. Jean Philippe Légaut et Francis Bonnefous  concluent cette journée, dont les actes sont maintenant disponibles.

                                                                                                                                  Dominique Lerch

Prières d'homme en espagnol

L'AML d'Espagne vient de publier et d'envoyer à ses abonnés la seconde édition de Plegarias de hombre (Prières d'homme). Pour commander, veuillez vous adresser à Pedro León, secrétaire de l'AML (email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Le prix d'un exemplaire incluant l'envoi postal est de 12 €. Nous joignons plus bas une brève présentation rédigée par Domingo Melero, traducteur et responsable de cette édition:

GoyaOracion en el Huerto 2Cette édition de Pd'h possède quatre caractérisitques. Premièrement (comme dans les éditions antérieures) ont été réunis en un seul texte les préfaces des deux éditions de Aubier 1978 et 1984. Légaut approuva l'idée de récupérer les douze paragraphes supprimés et remplacés par douze autres en 1984 (Voir l'explication aux pages 106 et ss de cette édition). Deuxièmement (comme dans l'édition antérieure) ont été  inclus les textes de prière utilisés par Légaut durant les dernières années de sa vie et donc absentes dans l'édition de 1984 (voir les prières X et XI: "Très haut amour..." et "Vie et mort de Jésus..."). Troisièmement, la grande nouveauté est l'ajout de la version française des prières de 1984 (la dernière édition) ayant pour but de présenter en 58 notes, les variantes les plus significatives issues de la comparaison de cette version avec les quatre versions précédentes publiées en feuillets ou en livre à partir de 1972 (voir pp. 63-90). Essai d'édition critique, ces notes, même si elles contiennent peu de commentaires interprétatifs, montrent des changements très révélateurs quant à une meilleure intelligence du travail d'expression de Légaut ( voir par exemple, les notres 7, 8 et 17). À la fin de cette section, la version des prières de 1969-70 inclut quatre premiers paragraphes qui sont particulièrement réussis et caractéristiques de Légaut ([1]).  Finalement, le livre se termine avec un essai rédigé par Domingo Melero tant sur les idées de Légaut concernant la  prière que sur les textes de prière eux-mêmes. Cet essai a aussi été modifié et nous l'espérons amélioré à l'occasion de cette nouvelle édition. ([2]).

Pour voir les autres livres de Légaut traduits et édités en espagnol par l'AML, se référer à la page web suivante: http://www.marcellegaut.org/?id=libros&tit=Libros



[1] Pour l'élaboration de cette comparaison des 5 versions des prières, l'éditeur a pu compter sur l'aide de Serge Couderc.

[2] Voir la version en langue française du site web de l'AML.

Prier 15 jours avec Marcel Légaut

Pourquoi ce livre :  Prier 15 jours avec Marcel Légaut ? 

Le 30 mars 2017, sort en librairie cet ouvrage (disponible également auprès de l’ACML) auquel je pensais depuis de longues années. C’est pour moi une dette de reconnaissance envers Marcel Légaut, pour tout ce qu’il a été pour moi dans mon itinéraire de chrétien et de prêtre. Je l’ai découvert en 1991, grâce à deux livres envoyés par un ami alors que j’étais coopérant au Tchad : Patience et passion d’un croyant, Intériorité et engagement. Ils laissèrent sur moi une impression profonde d’unité, de cohérence, de force dans la pensée, de radicalité dans la vision d’un christianisme ancré dans la connaissance de Jésus. Marcel Légaut m’a accompagné durant mon séminaire, j’ai travaillé sur lui pour rédiger mon mémoire de maîtrise sur l’Eglise dans sa pensée, sous la direction de Hervé Legrand, qui n’aimait pas Légaut.

Prier15joursMLJe pensais donc à ce livre depuis plusieurs années, car après avoir travaillé théologiquement sur Légaut, je voulais mettre en lumière ce qui m’a au fond le plus apporté chez lui : le fait qu’il est un éveilleur et un maître spirituel, que sa foi profonde appelle à un cheminement jamais terminé. Il me semble que c’est une bonne approche pour transmettre son œuvre aux générations qui ne connaissent pas Légaut.

La petite collection « Prier 15 jours » a de nombreux avantages : elle est largement reconnue par un public intéressé par les questions spirituelles. Elle existe depuis de longues années, elle est bien présente dans les librairies religieuses et les meilleurs volumes demeurent de longues années après leur publication dans les rayons. Je pense qu’elle permettra à des personnes nouvelles de rencontrer Légaut. J’ai conçu ce petit volume, qui a un format léger (120 pages), dans cet esprit : le faire découvrir tout en permettant de vivre un itinéraire spirituel à sa suite et à sa manière. Il ne s’agit donc pas d’une découverte intellectuelle, mais d’une proposition pour entrer dans la compréhension intérieure de Légaut, et pourquoi pas ensuite, de continuer à le fréquenter.

Je suis donc heureux que le CA de l’ACML m’ait relancé il y a quelques mois pour écrire ce livre et que la direction littéraire des éditions Nouvelle Cité ait tout de suite accepté que Marcel Légaut entre dans leur collection. Il y avait clairement sa place.

Père Dominique Barnérias, diocèse de Versailles.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au prix de 12,90 € en librairie ou au secrétariat de l’A.C.M.L. :

Françoise Servigne - 407 avenue de la Libération - 77350  Le Mée-sur-Seine – France –

01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.